Catégorie : Humeurs

  • Une théorie sociale de l’apprentissage

    J’ai eu l’occasion d’assister aujourd’hui à une conférence d’Étienne Wenger, organisée par l’ITIS de l’Université Laval, en collaboration avec le CEFRIO. Cette conférence portait sur les communautés de pratique et les TIC.

    J’ai réalisé beaucoup de choses au niveau personnel et professionnel, j’aurai certainement l’occasion d’en écrire plus longuement à ce sujet prochainement.

    La communauté de pratique est un contexte dans lequel connaissances et compétences interagissent pour fabriquer du sens et construire des savoirs liés à un domaine particulier. On fait partie d’une communauté de pratique lorsque celle-ci nous apporte quelque chose et que nous pouvons également y contribuer. Les praticiens qui en font partie y trouvent un sens de l’identité particulier.

  • La vérité…

    Retenu (entre autres) de la séance 7 du cours Données fondamentales de la mondialisation :

    « Une vérité n’en est pas une si son contraire ne l’est pas aussi. »

    En parlant de la façon d’appréhender le choc culturel, et en particulier l’hindouisme. Fascinant.

  • Ce qui est aujourd’hui une tradition fut un jour une innovation

    Ce qui est aujourd’hui une tradition fut un jour une innovation…

    – La diversité culturelle, une fausse bonne idée (Kwame Anthony Appiah, The New York Times, 27 avril 2006)

    J’ai commencé depuis quelques semaines mon cours de 2e cycle, Données fondamentales de la mondialisation du département de Gestion internationale à l’UL et je présente demain soir la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle, ainsi que la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles dont il est beaucoup question dans l’actualité ces temps-ci. J’ai toujours eu un intérêt personnel pour la diversité culturelle et, même dans le temps de mon bacc, je prenais tous les cours qui s’y rapportaient. Demain soir, j’entre en scène dans un cours d’Olivier Boiral, j’espère m’être bien préparée.

    Cependant, la phrase retranscrite en début de billet m’obsède… Ne pas avoir mon plan de vie actuel, je pense que je tenterais l’aventure d’un essai de maîtrise sur le sujet… Elle implique tant de choses!

    D’un côté, on sent le besoin de ratifier une Convention internationale pour garantir une certaine protection de la diversité culturelle dans un contexte de mondialisation, et de l’autre, on signe l’Accord général sur le commerce des services (AGCS) dans les bureaux de l’OMC. Dans quelle mesure l’un et l’autre s’opposent-il? Une convention de l’UNESCO fait-elle le poids contre un accord de l’OMC?

    Mais encore plus profond que ça, je ne peux m’empêcher de trouver que certains des propos du professeur Samuel Huntington, de Harvard, ont du sens :
    « Le Japon, Taiwan, Singapour, l’Arabie Saoudite et, dans une moindre mesure, l’Iran sont devenus des sociétés modernes sans s’occidentaliser. En fait, la modernisation renforce au contraire la culture propre de ces pays, et réduit du même coup la puissance relative de l’Occident. »

    Après tout, la mondialisation et la diversification des cultures au contact des autres est le lot de l’histoire de l’humanité. Ce qui est aujourd’hui une tradition fut un jour une innovation… Jusqu’à quel point doit-on donc s’en inquiéter en 2006?

    Voilà une question qui me semble des plus intéressantes…

  • Adieu Pluton!

    Planète, pas planète… ça y est, l’Union astronomique internationale (IAU) a tranché : Pluton n’est pas une planète.

    Faudra revoir nos référents…
    Mon Vieux, Tu M’as Jeté Sur Une Nouvelle…
    Mon Vieux, Tu M’as Jeté Sur Un Navire…
    Mon Vieux, Tu M’as Jeté Sur Un Nuage…

    Tiens, j’aime bien cette dernière…

     

  • La pensée du jour…

    « When you see the light at the end of the tunnel, it’s a good sign! You just want to hope it’s not a train! »
    – Christian

    « AH HA AH HA! »
    – Jerry

  • Beautiful Sandbanks

    Je suis décidément gâtée dans mes vacances! Après les avoir débutées avec un merveilleux week-end dans le Vermont, voilà qu’elles se sont poursuivies par un autre week-end en Ontario cette fois. Départ de Québec jeudi, camping à Kingston. Jeudi soir et vendredi, visite de Kingston (très belle ville en passant, on s’y est bien amusé, mais il ne faut pas y passer une semaine non plus…).

    Vendredi après-midi, nous avons roulé sur la Loyalist Parkway (la 2) entre Kingston et Picton, puis nous avons sillonné les routes du Prince-Edward County, un superbe lopin qui comprend notamment le réputé parc des Sandbanks. Plus la journée avançait, plus le soleil nous appelait vers ce parc merveilleux (de toutes façons, toutes nos autres destinations n’existaient pas en bout de compte!)

    Nous n’avons finalement pas pu résister et y avons abouti vers 15h pour n’en repartir qu’à 20h et quelques. Honnêtement, par une journée de beau temps comme celle-là, je me dis que le paradis doit vraiment ressembler aux Sandbanks… On se croirait dans le Sud, mais en mieux (comme dirait Brice…) car l’eau est… douce!! Pas de jelly-fish, mais des petits poissons cutes qui se suicident en sautant dans les poches des maillots, mais ça c’est une autre histoire hihi!

    À la fin de la journée vendredi, direction Trenton pour aller s’échouer chez Nadia et Rick, deux amis qui me sont extrêmement chers. Il suffit de savoir que j’étais extrêmement contente de les voir. Samedi, on a tenté une deuxième visite aux Sandbanks qui s’est terminée un peu vite sous la pluie et l’orage, mais pas grave, on sait comment s’amuser et passer une soirée agréable autrement (dans le garage, dans la cour, puis dans le garage encore 🙂 ) Le départ ce matin (9h30 on levait le camp, ouf!) a été difficile car il fallait quitter de l’excellente compagnie et faire 7h de route alors qu’il faisait si beau enfin….. mais bon, on se dit qu’on y retournera… Quand on y a goûté, on ne peut plus s’en passer…

     

  • Beautiful Vermont

    Le Vermont porte particulièrement bien son nom. C’est un état vert et parsemé de montagnes. Nous sommes partis à douze vendredi pour un week-end de camping et de plein-air, axé sur le vélo de montagne pour une grande partie du groupe.

    En arrivant vendredi soir, nous avons tous partagé un méga spaghetti, c’était excellent puisqu’un spaghetti en camping ne peut tout simplement pas « pas être bon ». (Tout comme il est possible d’apporter un « pas de costume de bain » et d’être « Pas vraiment pas pressé ».) Ensuite, feu de camp, guimauves et rigolade…

    Samedi, le petit déjeuner était des plus conviviaux! Pains de toutes sortes, oeufs, jus, fromage « Hunter’s Choice » et beurres d’arachides : Oh soooo creamy et Ultimate Crunch! On avait aussi du bon café! (j’adore ma nouvelle cafetière style italienne!) Puis le groupe de vélo est parti et les autres ont décidé de leurs activités. De notre côté (Marie-Pier, Dominique, Maude, Eveline et moi), on décide de partir grimper la Burke Mountain pour aller faire les trails de hiking au sommet.

    On grimpe, on grimpe, ouf. Le paysage est beau mais y’a de la mouche!! On perd MP victime d’un mal de coeur, Dominique redescend avec elle. Avec Maude et Eveline, on continue à grimper, puis on commence à se dire que les pics et mousquetons commenceraient à être de mise… la trail devient de moins en moins facile, et puis on finit par abdiquer. On admire, on grignote notre sandwich et on redescend… pas peu fières de notre montée!!

    On apprendra cependant plus tard qu’il y avait une route qui permettait de monter en voiture pour accéder aux trails de hiking! AH BEN! On se dit qu’on y retournera dimanche.

    Cependant, un petit imprévu survient vers 14h30… la pluie se met de la partie… et elle ne s’arrêtera pas avant 8h le lendemain!!! disons que ça change les plans. Alors samedi soir, tout le monde descend au village de East Burke et on soupe au Outback Pub. Bonne bière, bons burgers, tout le monde apprécie le repas. De retour au camping, on se retrouve dans un abri à trois murs avec un toit et une plate-forme de bois. On met le fanal au centre et on joue à « Polémique » jusqu’à tard… que de belles discussions! On va ensuite dormir, bercés par le bruie de la pluie… et attaqués par l’eau qui rentre! On installe des serviettes à la hâte et on réussit à dormir un peu. Au petit matin, tout est trempé… y’a des flaques d’eau dans les tentes, certains esprits sont échauffés (« on packte et on cr*** notre camp! ») et il est décidé qu’on part déjeuner à Sherbrooke.

    On s’est finalement retrouvés au Pacini à Sherbrooke pour déjeuner… après avoir perdu l’auto de Xavier. MIAM! Belle découverte que les déjeuner chez Pacini!! J’y retournerai avec joie! Le bar à pain est ouvert!! Avec de bonnes confitures… mioum!

    Ensuite on repart vers le nord et j’invite tout le monde à faire une petite pause à St-Nicéphore pour voir ma belle Gypsie… Je pense que tout le monde a apprécié la petite pause et j’ai bien aimé répondre aux questions des gens pendant que madame broutait à qui mieux-mieux en n’en faisant aucun cas!

    Sur la 20, au retour, on a assisté à une « autoroute-réalité » entre une madame un peu étrange dans une auto rouge et un camionneur qui devait se demander quelle idée il avait eu de passer par là ce jour-là… et Nicolas qui commençait à capoter de se faire couper par la madame et braker dans la face ensuite… Ouf, on est arrivés sains et saufs chez Cheveux, changement de voiture pour Jonathan, et tout le monde chez eux!

    La soirée a été meublée par le lavage, le séchage et le nettoyage du matériel, mais on avait quand même le sourire aux lèvres et de beaux souvenirs en tête… en tous cas, pour ma part!

    La pluie? MÊME PAS MAL!
    Le beurre d’arachides en camping? OH SOOOO CREAMY!
    Se baigner dans la rivière? Avec un costume de bain, ou bien un « pas de costume de bain » (mais on n’a pas pu tester!)

  • Être mal lu est au journaliste ce qu’être mal cité est au porte-parole

    Le journalisme est parfois un métier ingrat. Il est beaucoup basé sur l’interprétation des mots, autant à l’écriture qu’à la lecture.

    J’ai vécu un épisode difficile de ma jeune carrière aujourd’hui. J’ai reçu un courriel d’un lecteur outré qui ne me laissera jamais « démolir d’une phrase réductrice et tendancieuse ce que nous bâtissons bénévolement à bout de bras depuis plusieurs années pour maintenir la fierté et la solidarité dans notre fragile collectivité. »

    Eh oui, j’ai tendancieusement détruit une collectivité à moi toute seule en soulignant l’étonnante variété des sujets couverts sur son site Web destiné aux citoyens.

    …

    15h45, je viens d’allumer sur l’origine probable du torrent qui a déferlé sur moi. Un simple petit mot mal interprété. C’est le mot « comme ». Ben oui, celui-là même qui induit une comparaison… Le mot « comme », employé dans la phrase « Ce site annonce ainsi l’heure de la messe comme l’actualité politique du coin. » Je n’avais pas compris jusqu’à maintenant, mais je viens de remarquer le double sens que peut avoir le mot dans cette situation. Je l’ai employé au sens de « aussi bien que », on l’a lu comme « en tant que »… AH, LÀ JE COMPRENDS! Mais quand même, c’est pas gentil de m’attaquer à ce point-là.

    Je ne sais pas trop comment je vais répondre à cette attaque. Je peux comprendre la réaction de l’homme, mais comment a-t-il pu concevoir que dans un article qui ne parle que d’initiatives positives et exemplaires, qu’on ait décidé tout à coup le temps de 3 mots de se moquer d’une collectivité en particulier?!?

    Je ne pourrais pas être éditorialiste, je prends tout bien trop à coeur. Je vais m’en tenir aux nouvelles mal interprétées à l’occasion…

    Mais maudit que ça démolit ma journée… citron bibi!! (j’écris ça mais j’avoue que je pense des mots qui s’approchent plus de l’horaire de la messe… oups!)

    …

    Vous trouvez pas que ça fait un beau sujet de thèse à tendance psychosociolinguistique? Particulièrement intéressant dès qu’on prend un peu de recul…

  • Captain Sparrow, you’re so… you!

    Cpt Sparrow : You know what this is?
    Will Turner : A key?
    Cpt Sparrow : Better than that : the drawing of a key!

  • De retour au Québec après Ludovia 2006

    Ça y est, je suis de retour au boulot ce matin. Je n’ai pas eu vraiment d’occasion d’élaborer sur mon blogue pour les dernières journées en Ariège et le retour à Paris, car l’accès à Internet n’était pas facile là où j’étais, et les journées étaient bien chargées!!

    Le retour s’est bien passé, la soirée Coupe du Monde de football était géniale même si les Bleus (les Blancs!!) n’ont pas gagné. J’ai adoré déambuler sur les Champs-Élysées avant et après le match, il y avait quand même beaucoup d’ambiance. J’ai moins aimé découvrir que les taxis parisiens, c’est loin d’être un mode de transport efficace à 1h du matin quand tu t’es trompé de métro et que tu débarques à Villejuif, une petite ville du 94 un peu paumée. T’as beau avoir 6 numéros de téléphone de compagnies différentes à portée de main et un portable hyper efficace (merci de tout coeur Hervé!), mais quand les chauffeurs décident qu’ils ne t’emmènent pas, ils ne t’emmènent pas.

    Par contre, alléluia, il existe les bus de nuit, les Noctiliens.
    Par contre, ils ne vont pas partout non plus, si bien que c’est pas parce que tu débarques à Thiais que tu es nécessairement près de ton profit.
    C’est ce qu’on a découvert Carl et moi, en même temps que quelques instants d’après que la rumeur qui veut que les Parisiens soient chiants ne s’applique vraiment, mais vraiment pas à tout le monde! Merci aux deux Samaritains qui nous ont guidés jusque chez nous…

    D’ailleurs, parlant de Parisiens pas chiants du tout, auriez-vous fait ça vous, héberger :
    1) l’amie de votre fils, que vous ne connaissez même pas? (c’est ce qui m’est arrivé, merci Marcel et Nella, et merci Marc pour m’avoir référée à tes parents!)
    2) le neveu d’une amie qui habite Brighton (UK) et qui débarque le soir même? (c’est ce qui est arrivé à Carl, et Bernard et Hervé habitaient à 2 rues de Marcel et Nella, quelle coïncidence improbable à Paris!!!)

    Je peux dire que samedi en arrivant de Toulouse, Carl et moi avont été accueillis comme des rois : d’abord par Marcel et Nella, avec melon, prosciutto et bon vin, puis par Hervé et Bernard, toasts au foie gras, champagne, bbq, et dégustation d’Armagnac 1977… VENEZ ME DIRE QUE LES PARISIENS SONT CHIANTS!!!

    Et là je suis de retour, après un gavage professionnel, intellectuel, culturel, amical, sportif et surtout gastronomique d’une semaine… Je m’en souviendrai longtemps…