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  • La gestion des écrans : vers la recherche d’équilibre

    La gestion des écrans : vers la recherche d’équilibre

    Je suis dépendante aux écrans. J’adore lire et écrire, mais je le fais sur écran. J’adore prendre des photos. Je me sers d’un écran. Sur la route, je trouve mon chemin à l’aide de mon écran GPS. Je discute avec mes amis et prends de leurs nouvelles via mon écran. Je magasine souvent en ligne, sur l’écran. Je gagne ma vie principalement devant un écran. Je me divertis souvent sur un écran : j’écoute des films, j’écoute de la musique en regardant l’artiste en concert. C’est vrai, je ne saurais m’en passer!

    L’ère du numérique est bien là. Malgré les inquiétudes de différentes parties prenantes, particulièrement en lien avec l’éducation et les jeunes, il n’en demeure pas moins que même si on choisissait collectivement de supprimer tous les écrans des écoles, la société, elle, ne reculerait pas. Cela reviendrait à aliéner nos jeunes de moyens ultra puissants d’améliorer et d’accélérer leur apprentissage. Ce serait de remettre toute l’éducation à leur usage entre les mains des familles, garantissant du coup une incroyable fracture sociale.

    C’est déjà un grand combat contemporain dans les familles : quelle place doit-on laisser à l’écran dans nos vies, mais particulièrement dans celle de nos jeunes?

    J’ai été invitée à participer à une émission de télé autour de la question de la gestion du temps d’écran chez les jeunes. Au départ, on m’a demandé de parler de l’éthique du numérique, comment bien se comporter avec les écrans. J’ai sourcillé, mais accepté. En discutant avec la recherchiste, je l’ai emmenée sur d’autres pistes.

    Il n’y a, à mon sens, aucune réponse définitive, aucune recette magique. C’est une grande question de valeurs familiales. Voici certains des points sur lesquels je me base personnellement pour construire ma compréhension de l’enjeu et structurer mes propres interventions.

    Leszécrans

    D’abord, il faut définir « écran ». Il y en a plusieurs types. À la maison, les téléviseurs sont dans les familles depuis le milieu du 20e siècle. On les utilise pour s’informer, se divertir de façon passive ou un peu plus activement en jouant à des jeux vidéos. Depuis plus récemment, la plupart des foyers possèdent au moins un appareil mobile dont l’usage est accessible aux jeunes. À l’école, les tableaux interactifs et projecteurs numériques sont dans les classes depuis le début des années 2010. Certaines écoles offrent des programmes où tous les élèves ont un portable ou une tablette. Et contrairement à la croyance populaire, les jeunes de ces programmes ne passent pas leur journée entière collés sur ces appareils! L’équilibre est de mise et une variété de méthodes sont privilégiées. N’oublions pas que nos jeunes, à l’école, sont entre les mains de professionnels qui ont comme mission de les éduquer, de les instruire et de les socialiser.

    Un usage en vaut-il un autre?

    Une piste à défricher pour se positionner dans cet univers complexe est pour moi la définition et la discrimination des usages. Il s’agit, pour avoir une meilleure compréhension du problème (s’il en est un), de départager les types d’usages de l’écran. Par exemple : lire sur une tablette, écrire à ses amis, lire les nouvelles, préparer un montage vidéo, consommer du contenu vidéo, jouer à un jeu de stratégie ou de logique, écouter une émission de radio, magasiner, gérer ses finances, parcourir son fil Facebook ou Instagram, etc. Comment se sent-on comme adulte lorsque son enfant effectue l’un ou l’autre de ces usages? Se sent-on moins démuni lorsque l’enfant lit que lorsqu’il publie des selfies sur Instagram? Fort possible, oui. L’inventaire des usages est donc très important à mon avis dans toute démarche visant à établir des limites.

    L’importance de la prise de conscience et de la relation

    En tant qu’adultes, une chose importante à faire aussi à mon avis est de s’assurer de parler ouvertement aux jeunes de nos préoccupations par rapport à leur usage des écrans. Il s’agit d’ouvrir la porte à mieux comprendre les appréhensions et les points de vue, d’une part comme de l’autre. Et même si ça ne se passe pas toujours parfaitement bien, je crois que les échanges résonneront tout de même de chaque côté pour favoriser, en bout de ligne, un effet positif sur la compréhension mutuelle. Le fameux « il avait donc raison! » : qui ne l’a jamais pensé (idéalement avant qu’il ne soit trop tard!)? Le but n’est pas d’imposer sa vision à tout prix, mais de semer un doute qui permettra de cheminer. Et surtout, de se rappeler que notre lien avec l’écran, en tant qu’adulte, n’est pas du tout le même que celui qu’entretiennent les jeunes. C’est possiblement la plus importante source de conflits.

    Dans mon expérience jusqu’à présent, composée de plus de 20 ans d’accompagnement d’intervenants du milieu scolaire dans l’intégration des outils numériques pour favoriser l’enseignement et l’apprentissage, et de maintenant 9 ans de vie de famille avec des enfants (3 beaux garçons!), une chose semble au coeur des conflits liés aux écrans comme de leur résolution, et d’ailleurs de tout le reste : le besoin d’entrer en relation. Il y a de ces moments dans la journée où les jeunes ont besoin d’avoir une petite bulle et de se divertir sans autre but dans l’univers des tablettes. Puis, le reste du temps, si une quelconque autre invitation leur est lancée, ils embarquent à pieds joints, particulièrement si elle implique des relations avec d’autres personnes (que ce soit leurs frères, leurs amis ou leurs parents).

    Souvent, un groupe d’amis se retrouve chez nous et chacun apporte sa tablette. Ils se construisent alors un monde dans lequel chacun a un rôle à jouer et les discussions vont bon train : ils sont loin de l’image populaire du chacun enfermé dans sa bulle, isolé du monde. Non, les jeux de société ne sont pas ce qu’ils préfèrent faire avec leurs amis, mais ils n’en sont pas moins des êtres sociables. Personnellement, j’interviens dans ces moments lorsque le jeu choisi est inutilement violent, je ne cède jamais à une demande d’achat à la pièce d’équipement « full hot » dans un jeu qui favorise l’addiction, et j’exige que les jeunes utilisent un langage respectueux sous mon toit. Ce sont des balises qu’ils comprennent et qui ne les restreignent pas.

    Aussi, je remarque que ça dépend de leur personnalité. Autrefois, un jeune ayant besoin de moments de solitude plus importants pouvait se perdre dans la lecture d’une série de romans de 12 tomes de 800 pages chacun (c’était mon cas, j’entends encore mon père désespéré de ne pas arriver à m’envoyer jouer dehors!). Encore une fois, c’est le médium qui change. Attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas encourager la lecture : par contre, un extrême reste un extrême.

    Ceci dit, il est important de sensibiliser les jeunes très tôt aux mécanismes en jeu dans la logique marchande derrière notre société ultraconnectée. Si les avantages sont énormes, il faut demeurer vigilants par rapport aux nombreux écueils possibles : désinformation, effets des algorithmes, mécanismes d’addiction, indélébilité des traces numériques, inexistence du réel anonymat, publicité et j’en passe.

    Choc de générations

    Une chose qui semble aussi aider à définir ses limites familiales, c’est la prise de conscience de l’existence d’un choc de générations. Voici un exemple : quand j’étais adolescente, je pouvais passer trois heures au téléphone chaque soir à discuter de tout et de rien avec mes amies. Aujourd’hui, un jeune peut « chatter » pendant 3 heures avec ses amis et on s’offusque! C’est le médium qui change. Nous avons aussi presque tous passé des heures, étant jeunes, à essayer de conquérir le monde de Mario Bros : nos enfants ne sont pas différents aujourd’hui, mais il sont accès à des systèmes certainement plus sophistiqués. De plus, ce n’est pas parce que nous avons appris d’une certaine façon que c’est la seule : apprendre aujourd’hui n’est plus l’apanage de l’école. On peut apprendre partout et en tout temps grâce aux appareils mobiles connectés : pourquoi voudrait-on que l’école n’en bénéficie pas?

    Restriction et interdiction : danger!

    « Ne fais pas ça, c’est dangereux! » « Ne bois pas l’alcool ce soir! » « Je t’interdis de voir cet ami! » « Ne touche jamais à la drogue! » Hmmm, un interdit ne donne-t-il pas envie de le contourner, juste pour voir? Interdire quelque chose à un jeune revient à piquer sa curiosité si on ne prend pas le temps de lui expliquer honnêtement le pourquoi de l’interdiction. Et celle-ci doit vraiment avoir du sens pour qu’il ne soit pas tenté de la transgresser. Allez, on l’a tous fait!

    En lien avec l’usage des écrans, il faut aussi prendre en compte qu’interdire l’usage d’un téléphone mobile à son ado ne revient pas seulement à le priver de jeux ou de vidéos : c’est carrément le couper de son système social, qui est vraisemblablement bâti autour d’une communauté virtuelle ayant ses ramifications dans le réel. Oui, ça peut sonner surréaliste, mais de nos jours, la vie « numérique » d’un jeune n’est pas séparée de sa « vraie vie » : elles sont interreliées. Tellement que « vie numérique » n’a pas de sens pour eux, c’est tout simplement la vie. C’est pourquoi, si on décide de confisquer un appareil à un adolescent, on peut s’attendre une réaction apparemment extrême aux yeux d’un adulte qui a vécu son enfance avec des représentations des relations sociales et du divertissement totalement différentes. Au final, éduquer plutôt qu’interdire aura certainement plus d’effets positifs à long terme!

    Enfin, je lance cette piste de réflexion : quand j’étais jeune, la télé était chez moi toujours allumée (ou presque!). Chez certains de mes amis, c’était interdit de l’allumer entre telle heure et telle heure, tel jour et tel jour, et elle était utilisée comme un instrument de récompense. Si bien que lorsque LE moment arrivait, plus rien à faire : ils allaient se river devant l’écran, sachant que c’était pour un court et précieux moment. De mon côté, sachant que je n’en étais pas privée, je ne comprenais pas cette attirance. Je ne pense pas que je me sois moins bien développée qu’eux aujourd’hui. Pourtant, ces parents pensaient bien faire et ont dû argumenter maintes fois avec leurs ados pour expliquer ces règles!

    Ce qu’en dit la recherche

    La recherche au niveau du numérique est relativement récente et encore très contradictoire. On arrive à démontrer de bons résultats liés à l’usage de certains outils numériques en soutien au développement de diverses compétences à l’école (par exemple : la compréhension des fractions, l’écriture pour un vrai public, le développement d’aptitudes telles que la collaboration, la créativité, l’empathie, etc.).

    Dans d’autres cas, on ne remarque pas d’amélioration significative entre les façons de faire traditionnelles et celles intégrant le numérique. On remarque que des résultats positifs ressortent quand les approches pédagogiques employées sont totalement différentes des méthodes traditionnelles, ce qui en revient à dire qu’il ne s’agit pas de substituer une tâche papier-crayon par une tâche traitement de texte-clavier pour voir des changements (un exercice « plate » sur papier demeure « plate » sur tablette!).

    C’est la même chose de façon plus globale : on a souvent entendu que les écrans causaient la dépendance, les problèmes de poids, les mauvaises habitudes alimentaires, le manque de sommeil, etc. Cependant, ce sont souvent des corrélations qui sont démontrées scientifiquement, mais non pas des causes. Un exemple : les jeunes qui ont des troubles de sommeil utilisent des écrans plus longtemps que les autres. Ça ne démontre pas que les jeunes qui utilisent des écrans plus longtemps que les autres ont automatiquement des problèmes de sommeil. D’autre part, certaines recherches montrent par exemple que la cyberdépendance touche principalement des jeunes déjà à risque de développer des dépendances. Ce n’est donc pas un phénomène généralisé comme on peut parfois le croire. Il ne faut pas le nier non plus, mais rester dans la nuance.

    Pour ceux qui sont moins familiers avec la différence entre corrélation et cause, voici une anecdote amusante. Des chercheurs allemands ont statistiquement démontré la « véracité » de la légende alsacienne voulant que les bébés sont apportés aux familles par des cigognes. En effet, ils ont prouvé qu’une maison où une cigogne a élu domicile sur la cheminée est beaucoup plus susceptible d’abriter un bébé. Donc, que les cigognes apportent les bébés! En fait non, ce serait plutôt le fait que la maison abritant un bébé soit chauffée de manière plus constante qui attire les cigognes. Néanmoins, les scientifiques ont éveillé au fait qu’un lien fort entre deux variables, une corrélation, ne suffit pas à prouver quelque chose.

    La question de la lumière bleue et de la santé des yeux

    Là où ça semble réellement problématique, c’est en prévention de la santé oculaire. Pourtant, même là, la recherche n’est pas catégorique. La lumière bleue, employée pour améliorer la lisibilité des écrans, serait nocive, mais pas autant que l’exposition au soleil et aux rayons UV. En ce qui concerne le développement de la myopie : bien que les écrans n’aident assurément pas la cause, c’est de façon générale le fait de passer beaucoup de temps à l’intérieur, donc de moins entraîner sa vision éloignée, qui est de façon plus générale à blâmer. On en revient à une recherche d’équilibre. Toutefois, je souhaite ici qu’on puisse s’intéresser à trouver des moyens efficaces de prévenir ces effets potentiellement nocifs sur les yeux, tout comme on a développé les lunettes solaires anti-UV et la crème solaire pour se protéger du soleil. Nous en sommes certainement capables!

    En conclusion

    Ayant tout cela en tête, on peut arriver à établir des balises et conscientiser chaque membre de la famille aux bénéfices comme aux contraintes sociales, émotionnelles et physiques potentielles de l’usage des écrans. Comme j’aime beaucoup dire, une fois conscient des différentes facettes, il reste à définir son dosage. Car dans cette question comme dans beaucoup d’autres, il s’agit d’une question d’équilibre.

    J’aime…

    Le concept d’engagement mutuel, une sorte de contrat d’usage du cellulaire ou de la tablette, défini par les parents et les enfants ensemble, signé par les deux parties.

    Que l’argument des cadres de la Silicon Valley soit pris avec un grain de sel : « Oui mais, même les cadres de la Silicon Valley envoient leurs enfants dans des écoles sans écran! » Corrélation, mais pas cause. Intéressant à lire…

    Jouer à Mario Kart ou à Super Mario Wii à 4 manettes en famille : du temps d’écran oui, mais que de plaisir!

  • Collaboration avec Québec numérique

    quebecnumeriqueComme certains le savent, j’ai le plaisir de collaborer, à l’occasion, avec l’équipe de Québec numérique pour la rédaction de chroniques. Je vous invite, si ce n’est déjà fait, à lire mes deux premières :

    Réseaux sociaux à l’école : mieux vaut éduquer qu’interdire

    Les réseaux sociaux font dorénavant partie de la vie, je ne vous apprends rien là. On y associe souvent le concept d’identité numérique, mais on peut aussi parler d’identité « tout court », puisque l’un ne va pas sans l’autre bien souvent, surtout chez les jeunes. Pourtant, la communication sur les réseaux sociaux nécessite toutes sortes d’apprentissages et le milieu scolaire est assurément un terreau idéal pour cela, en plus de pouvoir profiter de ses avantages pour moderniser les techniques d’enseignement.

    Voici quelques niveaux d’influence de ces réseaux sur le système d’éducation.

    EdCamp Québec : Une journée « dont vous êtes le héros »

    Les « edcamps » s’inscrivent dans la lignée mondiale des événements participatifs de type barcamp, ces non-conférences gratuites et ouvertes à tous. Cette journée « dont vous êtes le héros » est spécialement destinée aux acteurs du milieu scolaire. La 3e édition d’EdCamp Québec a eu lieu le 15 mai dernier, au Collège des Compagnons. Petit retour.

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    Et pour ceux qui y seront, on se croisera peut-être lundi ou mardi prochain en matinée à Expo-Québec, où je ferai un peu de bénévolat à l’Espace numériQc!

  • 15e anniversaire du Festival du film PROTIC

    15e anniversaire du Festival du film PROTIC

    J’ai l’immense honneur de faire partie du jury extérieur du 15e Festival du film PROTIC. J’ai souvent admiré lors de mes passages les affiches des films des éditions passées, qui illuminent les corridors du Collège des Compagnons, à Québec, et j’ai toujours été très impressionnée par le travail de ces élèves.

    logo_festival013Cette année, j’ai pu visionner en primeur les 13 court métrages en lice pour 8 prix :
    – Meilleur acteur
    – Meilleure actrice
    – Meilleur scénario
    – Meilleure trame sonore
    – Meilleure photographie
    – Meilleure mise en marché
    – Meilleur court métrage (prix du jury)
    – Meilleur court métrage (prix coup de coeur des participants)

    Je dois admettre que j’ai tantôt souri, tantôt franchement rigolé, tantôt été émue jusqu’au point d’avoir la larme à l’oeil. Il y a du talent chez ces jeunes de 4e secondaire, c’est incroyable! Je sens que nous, les membres du jury, aurons bien de la difficulté à arrêter nos choix le 1er mai lors du gala de remise des prix!

    C’est donc à suivre!

    Mise à jour du 2 mai 2015 : Parmi les titres qui se sont illustrés, notons le film Marie, qui a reçu le prix du meilleur acteur en plus du prix du jury, et Touché coulé!, qui a eu la faveur du public. Le film Percuté a aussi remporté plusieurs prix, dont celui de la meilleure actrice.  Plusieurs de ces productions se retrouveront en compétition aussi pour l’Anti-festival de cinéma de Québec. J’indiquerai les liens vers les films lorsqu’ils seront disponibles!

  • Amis Français : Pour « retrouver votre latin » à propos du système scolaire québécois

    Amis Français : Pour « retrouver votre latin » à propos du système scolaire québécois

    J’ai reçu ce matin un courriel d’une lectrice française d’Infobourg.com qui me confie être un peu perdue dans nos acronymes et notre structure.
    (suite…)

  • Le changement en milieu scolaire québécois, c’est possible

    Le changement en milieu scolaire québécois, c’est possible

    Voici ce que j’aurais voulu écrire. Un condensé de pas mal tout ce qui me passionne tant pour l’éducation, en particulier l’apport des TIC dans l’apprentissage et l’enseignement, et l’ouverture de la classe sur le monde. Voici ce que j’aimerais souvent crier haut et fort, mais que je n’ai jamais osé faire directement (puisque je ne suis pas enseignante, et donc que je n’y connais rien).

    17133-C1_changementJe vais donc recommander la lecture de ce nouveau livre, « Le changement en milieu scolaire québécois », par Marc-André Girard, publié aux Éditions Reynald Goulet.

    Je vais également le conserver près de moi en tout temps, pour ces moments où je me demande si ça vaut vraiment la peine d’investir autant de passion dans la poursuite des idéaux que j’ai pour cette école que mes enfants fréquenteront bientôt, « puisque je ne suis pas enseignante » (et donc que je ne sais pas de quoi je parle). Il est enseignant, lui, et il écrit tout ce que j’aurais voulu écrire. Il y a de l’espoir, merci!

     

     

  • Tendance : ingénierie pédagogique à base d’objets d’apprentissage

    Tendance : ingénierie pédagogique à base d’objets d’apprentissage

    Je me suis toujours intéressée à la notion d’objet d’apprentissage. Avec l’accroissement de l’utilisation des technologies en éducation, on voit apparaître de nouvelles tendances touchant l’ingénierie pédagogique. L’une de ces tendances, qui a émergé au cours des années 2000, est l’utilisation d’objets d’apprentissages. « L’approche d’ingénierie pédagogique par objets d’apprentissage consiste à réutiliser des ressources d’apprentissage pour concevoir des formations » (Basque, Contamines et Maina, 2011). Cette tendance soulève beaucoup d’intérêt car elle laisse entrevoir la possibilité de ne pas toujours réinventer la roue lors de la conception d’activités d’apprentissage. En effet, dans son essence la plus pure, cette tendance permet de sélectionner et de rassembler, pièce par pièce, des éléments qui constitueront une nouvelle formation sur mesure. Douglas (2001) pense que le paradigme des objets d’apprentissage réutilisables dans le design de systèmes d’apprentissage promet d’améliorer la productivité, comme ce fut le cas pour le génie logiciel.

    Je partage ici un travail plus formel sur le sujet.

    http://issuu.com/audreymiller74/docs/objetsapprentissage/1

  • Cadre de référence pour une démarche autonome de formation au TBI

    Cadre de référence pour une démarche autonome de formation au TBI

    J’ai retrouvé par hasard ce document que j’avais préparé dans le cadre d’un cours de 2e cycle en technologie éducative à la TÉLUQ. J’y proposais un cadre de référence pour la création d’une démarche autonome de formation et de recherche de ressources adaptées à l’utilisation du TBI/TNI.

    En relisant le tout et en l’adaptant un peu pour publication en ligne, je me suis rendue compte que j’avais là une belle recette pour la création d’un MOOC, terme qui n’était pas très répandu en 2012 lors de la remise de mon travail.

    Un beau projet pour plus tard… (là, j’ai pas l’temps!!)

    http://issuu.com/audreymiller74/docs/tbi-cadre?e=13591897/9356457

  • Matrice d’intégration des technologies

    L’équipe de Destination Réussite II, en Ontario, a créé une matrice fort intéressante pour guider l’accompagnement du développement professionnel des enseignants en ce qui a trait à l’intégration des TIC dans la pédagogie.

    La matrice est inspirée de trois sources très influentes :
    – TIM Arizona Technology Integration Matrix http://www.azk12.org/tim/docs/AZK1031_Matrix_Print.pdf
    – SAMR Model, Ruben R. Puentedura, Ph.D. http://www.hippasus.com/
    – Modèle TPack, Matthew Koehler et Punya Mishra, http://tpack.org/

    À découvrir sur : www.destination-reussite.ca/articlemit

    matrice

  • 21 recommandations pour les écoles…

    … afin de favoriser une intégration réfléchie et réussie des technologies en éducation.

    Par Thierry Karsenti
    Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies en éducation, Université de Montréal
    http://karsenti.ca/21/

    Ça vous semble trop GROS? Sachez que nous (sommes) (devrions être) rendus là! Ou si près…

  • Comment connecter l’iPad au tableau interactif?

    Comment connecter l’iPad au tableau interactif? Voilà une question qui revient souvent! Essayons de démystifier le tout…

    Mon plan de départ :-)
    Mon plan de départ 🙂


    Préambule :

    – Il est possible d’afficher le contenu du iPad sur le TBI (ou TNI si vous préférez).
    – Inversement : il est aussi possible d’afficher le contenu du TBI (donc de l’ordinateur) sur le iPad.
    – Mais : il n’est pas possible de contrôler l’iPad à partir du TBI.
    – Cependant : il est possible de contrôle le TBI (donc l’ordinateur) à partir de l’iPad.

    Aussi : ne jamais oublier que le TBI est en fait un écran d’ordinateur géant. La variable dans l’équation est donc l’ordinateur, et non le TBI. Comme je vous dis toujours, si ça fonctionne sur l’ordi, ça fonctionne sur le TBI.

    Donc, sachant cela, voici comment…


    Afficher mon iPad sur le TBI

    Voici deux options permettant de voir le iPad sur le TBI (et du même coup, sur l’ordi!). Les élèves qui regardent le TBI verront les manipulations de l’utilisateur du iPad.

    Pourquoi voudrais-je faire cela?
    Pour expliquer aux élèves comment utiliser une option ou une application sur leur iPad (modelage) ou pour leur montrer un contenu uniquement accessible sur le iPad (en s’assurant bien sûr de respecter les droits d’auteur).

    Option 1 : Un fil VGA!

    Procurez-vous un long fil VGA (le fil qui relie habituellement votre projecteur à votre ordinateur) ainsi qu’un adaptateur iPad-VGA à la boutique Apple et connectez simplement votre iPad au projecteur. Ultra-simple, mais vous êtes embêtés par les limites du fil. N’oubliez pas de changer la « source » d’affichage du projecteur (merci Annie-Claude G.)

    Option 2 : AirServer

    1. Installer l’application AirServer sur l’ordinateur branché au TBI (PC ou Mac). Un 12 $ bien investi.
    2. Appuyer deux fois rapidement sur le bouton du iPad (ou iPod Touch ou iPhone), puis faire défiler les options vers la gauche jusqu’à voir l’icône « AirPlay » (un rectangle avec un triangle dedans). Choisir cette option et repérer le nom de l’ordinateur. Et voilà, l’iPad apparaît au tableau dans l’application AirServer.
    3. Attention, s’il y a plus d’un iPad (ou autre outil mobile Apple) dans la classe, le prochain qui « envoie » son écran au tableau prend la place de l’autre.
    Avantage :
    Vraiment peu cher, très simple et efficace.
    Désavantage :
    Il faut installer un logiciel sur l’ordinateur, donc parfois attendre des mois après le technicien s’il est verrouillé… 🙂
    Idéal si :
    Vous avez un ordinateur portable, car le tout fonctionnera partout où vous avez votre ordinateur et votre iPad avec vous.

    Option 3 : AppleTV

    1. Acheter un boîtier AppleTV (c’est tout petit!) dans un magasin d’électronique (environ 109 $). Ne pas oublier de se procurer aussi un câble HDMI (je l’avais oublié!).
    2. Le brancher au projecteur via son entrée HDMI. Il n’en a pas? Il faut alors se procurer un adaptateur HDMI-VGA.
    3. Faire les étapes de mise en route de l’AppleTV tel qu’indiqué, en vous assurant de le connecter au même réseau sans fil que les iPads à projeter, sans quoi ça ne fonctionnera pas.
    4. Bien installé, il agit comme une mini borne réceptrice. Répéter l’étape 2 et relire la mise en garde 3 de l’Option 2 plus haut pour se connecter.
    Avantage :
    Si vous l’achetez personnellement, il vous servira aussi à la maison en le branchant dans la prise HDMI de votre téléviseur (génial pour les films, musique et vidéoclips pour faire danser le petit dernier… – tranche de vie!)
    Désavantage :
    Il coûte plus cher à l’achat et… il nécessite de toute façon lui aussi le technicien si vous n’avez pas les instructions pour le connecter au réseau sans fil de l’école.
    Idéal si :
    Vous n’avez pas d’ordinateur portable, car il peut être transporté de classe en classe sans refaire la configuration.

    Contrôler mon ordinateur (donc TBI) à partir de mon iPad

    Voici les options permettant de voir l’ordinateur (donc le TBI) sur le iPad. Les élèves qui regardent le TBI verront simplement le contenu de l’ordinateur, comme d’habitude.

    Pourquoi voudrais-je faire cela?
    En affichant l’ordinateur sur le iPad, ce dernier devient une tablette de contrôle à distance. Vous pouvez vous promener dans la classe tout en contrôlant votre ordinateur (donc le TBI) directement à partir de l’outil mobile.

    Option 1 : Une application comme Splash Remote Desktop

    1- Installer une version de l’application sur l’ordinateur.
    2- Installer l’application sur le iPad.
    3- S’assurer que les deux sont connectés au même réseau sans fil.
    4- Démarrer les deux applications et voilà !

    D’autres applications fonctionnant sensiblement de la même façon : LogMeIn, TeamViewer, etc. Toutes disponibles sur le App Store.

    Avantage :
    Vous êtes maintenant libre de vous promener dans la classe tout en contrôlant ce qui est affiché au TBI (vous contrôlez votre ordinateur). Cela fait aussi un point de contrôle du TBI de plus.
    Désavantage :
    Comme la majorité des logiciels pour ordinateurs n’ont pas été conçus pour les tablettes comme le iPad, il est souvent difficile d’atteindre de petits menus… Il faut parfois retourner à l’ordinateur ou au TBI pour démarrer des logiciels, par exemple.
    Idéal si :
    Vous aimez vous déplacer, vous voulez permettre aux élèves à tour de rôle de prendre le contrôle de l’ordinateur ou du TBI sans nécessairement se lever, vous laissez le plein contrôle du TBI aux élèves mais vous voulez avoir une façon d’intervenir, etc.

    Vous avez d’autres astuces ou suggestions? Je vous invite à compléter le guide en laissant un commentaire!