Catégorie : TBI

  • Mettre les points sur les "i"

    Avec la controverse qui a eu lieu hier autour des apparences de favoritisme quant au résultat de l’appel d’offre du ministère de l’Éducation concernant les tableaux interactifs, j’ai vu passer toutes sortes d’informations plus ou moins exactes. Depuis 2005 que j’oeuvre dans le monde des TBI, je vois toutes sortes de comparaisons plus ou moins approximatives entre les technologies, parfois même de la part des équipes chargées de soutenir les enseignants (eh oui, chers animateurs RÉCIT, vous êtes aussi parfois mal informés).

    Bref, ça me démange de mettre les points sur les « i » et de donner l’info exacte. Et je vous invite à compléter si le coeur vous en dit.

    Je suis plus particulièrement familière avec les technologies SMART Board et Activboard, donc je me concentrerai sur elles ici. Je suis disponible pour répondre à vos questions au meilleur de ma connaissance.

    Part de marché

    SMART a la plus grosse part de marché. La compagnie déclare sur son site que 47 % des TBI dans le monde sont des SMART Boards. Ce qu’on ne sait pas, c’est la part de marché dans le milieu scolaire exclusivement, et encore moins celle au Québec. Les estimations que l’on a : fin 2011, le revendeur de l’Activboard au Québec, Cylabe Interactif, estimait sa part à 45 % du marché scolaire. Cela nous permet de croire qu’avant l’appel d’offre, les deux étaient sensiblement nez à nez. SMART Technologies a fabriqué récemment son 2 millionième TBI. Promethean a fabriqué récemment son millionième Activboard. Promethean vend presque exclusivement au milieu scolaire. Ils sont donc probablement pas loin du nez à nez dans l’éducation.

    Coût d’acquisition

    Ça m’embête un peu d’entendre qu’un TBI, ça coûte 5000 $ « Oui mais il faut un ordinateur aussi. » D’accord, alors je vous dis qu’un billet d’avion en classe économique pour la France coûte 2500 $. « Quoi? Mais non, pas tant que ça! » Ah mais avez-vous pensé qu’à destination, il vous faut un hôtel? « Non, je vais habiter chez ma tante! » Et voilà, certains ont déjà un ordi, d’autres doivent effectivement en acheter un neuf. Donc un TBI n’implique pas automatiquement l’achat d’un ordinateur. Même chose pour le projecteur, quoi qu’ici, il vaut vraiment mieux investir dans un bon appareil à ultra-courte-focale pour minimiser l’ombre au maximum. Donc, un TBI de base, c’est moins de 3000 $ (avec le projecteur).

    Les SMART Boards ont la réputation d’être BEAUCOUP moins chers que les Activboards (mise à jour : sauf visiblement dans l’émission Dumont en parle hier, où on a dit : « En plus, ce sont les plus chers! »). C’est effectivement le cas, si on considère le modèle d’entrée de gamme des deux manufacturiers. Par contre, comparons pomme et pomme : ce qu’on aime du SMART Board, le fait qu’il soit tactile, est maintenant possible avec le nouveau modèle d’Activboard série 500. Prenons donc les deux marques en modèle 87 po, 2 utilisateurs, technologie tactile, avec haut-parleurs. Faites faire vos soumissions, vous n’en reviendrez pas…

    Durée de vie

    Je n’ai pas la prétention de connaître la durée de vie des produits. Je suis certaine que ça varie selon l’entretien et l’usage. J’ai entendu dire d’un revendeur qu’on parlait d’environ 5 ans (en tous cas, la garantie!). J’ai l’impression que c’est plus que ça, en général. Si vous avez des précisions ou expériences à ce sujet, j’aimerais vous entendre. A-t-on considéré cela dans l’appel d’offre? Ça risque de coûter cher dans 5 ans s’il faut déjà remplacer!

    Modules complémentaires

    À l’émission Dumont en parle, hier, on a affiché dans un tableau comparatif le fait que les SMART Boards n’ont pas de modules complémentaires, comme des boîtiers de réponse instantanée. Ce n’est pas vrai, SMART offre le système SMART Response, et Promethean offre ActiVote et ActivExpression.

    Bon, je continuerai une autre fois.

    Mise à jour (2 mars pm) :
    Une remarque vient de me faire bondir : dans cet article de Radio-Canada, on relate les propos de Josée Bouchard, présidente de la FCSQ, qui dit que les commissions scolaires adoptent le SMART Board car elles ont peur que les autres technologies ne répondent pas aux besoins pédagogiques. AYOYE! Je rappelle ici que Promethean a été fondée par des enseignants, et qu’elle travaille presque exclusivement pour le milieu scolaire. C’est vrai que c’est risqué de faire affaires avec eux…

    Mise à jour (13 mars am) :
    Une autre mise à jour. L’article Une ombre au tableau blanc dit « aucune étude indépendante n’existe pour justifier l’achat massif et rapide de TBI ». Il ne dit pas « qu’aucune étude n’a été réalisée sur l’impact des TBI ». Je vous propose de découvrir cette liste de références d’études sur les TBI, constituée par Thierry Karsenti, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) en éducation.

  • Des tableaux blancs pas toujours blancs…

    Un dossier à lire ce matin dans La Presse. Des TBI oui, mais pas à tout prix, svp…

    Une ombre au tableau blanc
    Dans son discours inaugural du 23 février 2011, Jean Charest a lancé, à la surprise générale, un programme de 240 millions de dollars en cinq ans pour procurer des tableaux blancs interactifs (TBI) à toutes les classes des écoles primaires et secondaires. Pourquoi cette soudaine priorité en période de restrictions budgétaires? s’est demandé le milieu scolaire. Un an plus tard, on constate que la grande majorité des TBI sont commandés d’une façon inhabituelle à un fournisseur quasi unique: Smart Technologies, dont le lobbyiste est un ancien membre du cabinet de M. Charest.

    Un lobbyiste bien branché
    Un mois après le discours inaugural de M. Charest, en février 2011, le cabinet de relations publiques National confie à son vice-président, Martin Daraîche, le mandat de faire du lobbying pour Smart Technologies auprès du ministère de l’Éducation.

    La grande séduction de Smart Technologies
    Smart Technologies a entrepris depuis plusieurs années une vaste entreprise de séduction. Le fabricant de TBI offre du matériel à des écoles, à des commissions scolaires et à des formateurs. En 2006, par exemple, la commission scolaire Eastern Townships (par l’entremise de la Fondation de l’aide pédagogique des Cantons-de-l’Est) a reçu 30 Smart Boards, un don alors évalué à 66 300$.

  • Un livre numérique n’est pas un livre pour TBI

    Crédit

    Une question particulièrement importante a été posée au RÉCIT de la formation générale aux adultes. « Si j’achète un livre en format numérique, puis-je l’utiliser en classe avec le TNI ou TBI? » La réponse est non, selon Marc Émond, responsable du droit d’auteur au Ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport du Québec.

    Il rappelle que l’entente avec Copibec ne couvre pas l’utilisation du TBI. Pour avoir l’autorisation de projeter un livre numérique acquis personnellement ou emprunté, il faut obtenir la permission de l’éditeur ou acquérir une licence spécifique auprès de Copibec. En effet, la convention Copibec 2011-2014 précise que la présentation en classe d’œuvres en format numérique au moyen d’une technologie (tableau blanc interactif, projecteur, ordinateur, etc.) doit faire l’objet d’une demande de reproduction.

    Assurez-vous donc que l’oeuvre numérique que vous comptez utiliser en classe sur votre tableau interactif est spécialement identifiée par l’éditeur comme étant destinée à cet usage. Sinon, vous pourriez recevoir un coup de règle sur les doigts…

  • Hommage aux futurs tableaux interactifs poussiéreux…

    Je vous propose la lecture de l’excellent billet de Mario Asselin paru aujourd’hui sur le site du Voir. En tant qu’ancien directeur d’école, il en a beaucoup à dire sur la place des technologies à l’école.

    Dans ce qui semble être une décision pleine de bonnes intentions, le gouvernement du Québec a adopté un projet visant à équiper tous les enseignants d’un ordinateur portable et toutes les classes d’un tableau interactif. À première vue, c’est un plan qui devrait contribuer à favoriser l’utilisation des TIC à l’école.
    Lorsqu’on creuse un peu plus, on voit l’envers de la médaille. C’est le Centre de services partagés du Québec (CSPQ) qui prendra les commandes pour les ordinateurs, et il partagera la tâche avec le Centre collégial de services regroupés (CCSR) pour les tableaux numériques. Suite à un appel d’offres, ils ont choisi leurs fournisseurs selon la loi du bas prix, réduisant encore plus le choix les principaux intéressés, les utilisateurs finaux.
    Comme le souligne Mario (désolée pour la familiarité, c’est que nous nous connaissons depuis quelques années!), on constate notamment que les écoles n’auront pas le choix de l’environnement pour leur ordinateurs, ce sera Windows uniquement, sans quoi elles ne recevront pas un sou.
    Au niveau des tableaux interactifs, même chose. Les établissements seront limités aux SMART Boards via le CCSR, et à quelques options de plus du côté du CSPQ. Qu’arrivera-t-il aux centaines d’écoles qui sont équipées d’autres technologies ou qui auraient besoin de modèles adaptés? Elles devront faire cavalier seul ou abdiquer pour leurs prochains achats.
    Depuis l’annonce du gouvernement, on a vu se démultiplier l’offre de fabricants de TBI pour qui le Québec devient tout à coup un marché intéressant… On ne se limite plus aux deux traditionnels compétiteurs qu’ont été SMART Technologies et Promethan avec son ActivBoard depuis plusieurs années. À ma connaissance, il y a au moins 5 marques différentes de tableaux disponibles au Québec (ActivBoard, SMART Board, eInstruction, Panaboard (Panasonic), EvoWB), sans compter les projecteurs interactifs (Epson, BenQ…) et les solutions TBI mobiles (Mimio, eBeam…).
    Je suis absolument d’accord avec Mario qui affirme que « L’école, les enseignants et les élèves méritent mieux que ces manoeuvres qui complexifient la vie de ceux qui ont bien d’autres choses à faire que de se battre pour obtenir les outils de travail de leur choix. »
    Moi qui travaille à aider les enseignants à tirer le meilleur parti de leur tableau interactif, je me retrouverai de plus en plus devant des gens qui auraient préféré choisir un autre outil de travail dans le cadre d’une mesure incitative au niveau des technologies. Par un « autre outil », j’entends bien sûr une autre marque de TBI, mais aussi tout autre matériel technologique.
    Je me désole déjà devant cette image future d’écrans blancs qui resteront blancs dans un coin de classe, jusqu’à en devenir poussiéreux, parce que les enseignants n’en veulent pas… Alors je redoublerai d’efforts pour tenter de leur en faire voir un bon côté, sachant très bien qu’autre chose aurait été tellement mieux.
    Peut-être verra-t-on naître un marché noir des TBI… « Je t’échange mon TBI contre un iPad! »
  • Lancement des Ressources TBI en ligne

    Le site Web d’AM:TICE compte dorénavant une nouvelle section qui sera probablement utile à beaucoup d’utilisateurs de TBI à l’école. La section s’appelle Ressources en ligne. On y trouvera notamment des liens vers des listes de signets que je tiendrai à jour au fil de mes découvertes.

    En effet, de nombreuses personnes se servent de Twitter, Facebook, de blogues ou simplement du Web pour partager leurs découvertes. Je tenterai donc de les rassembler et de les conserver en un endroit où il sera facile de les retrouver et de découvrir de nouvelles ressources.

    En ce moment, on trouve trois listes de veille TBI : 
  • Le TBI deviendra-t-il un dinosaure avant son temps?

    Une discussion du groupe de l’International Society for Technology in Education (ISTE) sur le site LinkedIn a récemment attiré mon attention. On s’y demandait si les tableaux blancs interactifs n’étaient pas déjà en voie d’extinction avec l’accessibilité grandissante des tablettes numériques pour l’éducation.

    Plusieurs ont défendu le TBI en comparant les coûts d’équipement d’une classe en tableau interactif versus en tablettes pour tous les élèves. Beaucoup se positionnent plutôt pour les tablettes du fait qu’elles sont un outil directement au service de l’élève.

    Ceux qui ont eu la chance de travailler à la fois avec un TBI et des tablettes constatent que le rôle du TBI dans la classe change. Il devient le médium de partage des découvertes faites par les élèves. Les équipes s’en servent pour expliquer leur démarche aux autres et peuvent interagir dessus comme elles le feraient sur leur tablette, mais à grande échelle. Tous peuvent participer. Également, l’enseignant peut agir dessus à son tour, épié par des dizaines de paires d’yeux à la fois.

    Après tout, il ne faut pas oublier que si l’on simplifie au maximum, un TBI est une tablette géante! À mon sens, ce changement du rôle du TBI constaté n’est en fait que la démonstration du rôle qu’il devrait avoir dans toutes les classes, équipées ou non en tablettes pour les élèves. Un médium de partage, un écran géant pour faciliter ce partage, un outil autour duquel on se rassemble pour manipuler, construire et apprendre ensemble.

    C’est là le défi que nous devons relever dans la formation des enseignants. En plus de leur apprendre à maîtriser la technique de l’outil, il faut les amener à voir comment celui-ci peut jouer un rôle prépondérant au quotidien et servir de point de rencontre et de partage.

  • TBI : L’importance de la formation

    Presque tous les enseignants qui voient un tableau blanc interactif arriver dans leur classe s’inquiètent de savoir s’ils sauront l’utiliser efficacement. La formation revêt un rôle essentiel. Si certaines commissions scolaires se sont dotées de structures de formation et de soutien pédagogique interne, ce n’est pas le cas partout.

    Le 21 novembre dernier, l’Infobourg publiait un article à ce sujet. D’entrée de jeu, on peut y lire : « Un tableau blanc interactif (TBI) est un bien mauvais investissement s’il n’est pas accompagné d’une formation permettant à l’enseignant d’adapter sa pédagogie, selon Nadine Tanguay, consultante pour le développement pédagogique des TBI à la Commission scolaire Chemin-du-Roy. »

    Elle déplore que, dans plusieurs écoles à travers la province, les enseignants reçoivent une formation technique afin de faire fonctionner l’outil, sans plus. Résultat : plusieurs vont tout simplement utiliser le tableau pour faire des présentations plus attrayantes, sous exploitant grandement le potentiel interactif du tableau. « Quand c’est bien utilisé, la dynamique du cours change du tout au tout. On peut toujours se retourner sur un dix sous pour montrer une chose d’une autre façon. L’élève peut aussi participer lui-même et utiliser une nouvelle stratégie qui lui convient mieux », mentionne-t-elle.

    AM:TICE propose son service de formation adaptée aux besoins de l’école d’aujourd’hui. Initiation, perfectionnement, atelier de création de contenu, consultation ou toute autre forme de soutien vous permettront d’intégrer votre TBI au quotidien, sans tracas. Contactez-moi pour discuter de vos besoins.

  • La question de l’interopérabilité : où en sommes-nous?

    En tant que créatrice de matériel pédagogique pour TBI, je dois souvent répondre à la question posée par mes clients : « Quel est le format le plus utilisé? ». J’explique alors avec quelques chiffres liés au nombre d’unités installées par les fabricants dans les classes. Inévitablement, la question qui suit est : « N’y a-t-il pas un format qui fonctionne sur tous les tableaux? » Et la réponse est toujours oui, mais… Voici donc l’état des choses!

    À la base, chaque marque de tableau interactif vient avec un logiciel d’exploitation qu’on appelle « tébéiciel ». Évidemment, la plupart de ces logiciels ne lisent pas les fichiers créés par les autres, ce qui rend difficile le partage du matériel. Ceci dit, les principales marques réussissent tout de même à se décoder un tant soit peu!
    Il existe un format qui souhaite éventuellement devenir la solution. Le format Becta d’extension .iwb(aussi appelé Common File Format, ou CFF) est supporté par, à ma connaissance, ActivInspire pour ActivBoard, Notebook pour SMART Board, MimioStudio pour Mimio et Sankoré (et probablement plusieurs autres). Il reste que son utilisation est extrêmement limitée et limitative. Ce format mise sur les fonctionnalités qu’ont en commun la majorité des tébéiciels : annoter, ajouter du texte et des images, tracer des formes… Cependant, il ne peut partager les particularités de chacun qui permettent d’enrichir les activités. De plus, le logiciel avec lequel il a été créé et celui par lequel il sera importé influencent la qualité du résultat. Bien souvent, il faut repasser la leçon au complet pour refaire la mise en forme manuellement, ajouter les accents manquants, réparer les éléments interactifs. Bref, l’économie de temps est là pour le créateur certes, mais pas pour les utilisateurs finaux.
    L’autre porte de sortie est la création d’activités basées sur Internet, par exemple des animations Flash ou des applications en HTML5. On les intègre ensuite dans les situations d’apprentissages assistées par le TBI. Encore là, l’investissement de temps de la part de l’enseignant est plus considérable que lorsqu’on lui fournit un fichier compatible avec son tébéiciel accompagnant la situation d’apprentissage.
    Voici donc un tableau qui peut aider à guider les choix de développement de matériel pédagogique destiné à l’utilisation sur TBI, selon l’état actuel des choses et les moyens de l’éditeur :
    Investissement
    Format à privilégier
    Richesse des fonctionnalités
    Facilité d’utilisation
    Public à rejoindre
    Minimum. ($)
    Commun .iwb
    Minimale.
    Mode démonstration ou annotation seulement, plus difficile à justifier pédagogiquement.
    Faible.
    Demande un travail de reconstruction (mise en forme) du matériel de la part de l’enseignant avant de pouvoir l’utiliser.
    Très vaste en théorie, réservé à un groupe d’initié en pratique!
    Faible. ($$)
    Un format pour une marque spécifique de TBI.
    Maximale.
    Les activités peuvent être pensées et construites en fonction de les exploiter à leur meilleur.
    Excellente.
    Tous ceux qui possèdent la marque de tableau choisie.
    Moyen. ($$$)
    Les 2-3 formats de TBI les plus répandus.
    Très bonne.
    Les tébéiciels incluent des fonctions spéciales qui se retrouvent souvent dans tous les principaux formats.
    Excellente.
    Tous ceux qui possèdent l’une ou l’autre des marques de tableau choisies.
    Grand. ($$$$)
    Tous les formats présents sur un marché.
    Bonne.
    Il faudra probablement simplifier les activités pour s’assurer que tous les logiciels les reproduisent correctement.
    Excellente.
    Tous ceux qui possèdent un tableau (techniquement!).
    Très grand. ($$$$$)
    Format indépendant du TBI, en ligne, par exemple HTML5 ou Flash.
    Maximale.
    On peut faire faire tout ce qu’on veut à l’application.
    Il faut cependant supporter l’hébergement et la gestion des accès si l’application est payante.
    Très bonne.
    Il s’agit que l’utilisateur sache y coupler les outils d’annotation de son TBI, à moins qu’ils soient inclus directement dans l’application.
    Tout le monde, même ceux qui ne possèdent pas de TBI.
    N’hésitez pas à me contacter pour discuter de vos besoins et objectifs en tant qu’éditeur. 
  • Avec un tableau interactif : plus facile d’être un bon enseignant!

    Etats-Unis – Robert Marzano est un chercheur américain qui a beaucoup travaillé sur l’impact des tableaux blancs interactifs (TBI) dans les classes. L’une de ses conclusions : les trois quarts des enseignants utilisent plus naturellement les stratégies d’un bon enseignant en présence de l’outil! Les détails…


    Par Audrey Miller, paru le 14 juillet 2010 sur l’Infobourg

    Robert J. Marzano, chercheur renommé, co-fondateur et chef de la direction du Marzano Research Laboratory situé au Colorado, a étudié les effets sur l’enseignement et les élèves de la présence ou non de tableaux blancs interactifs.

    Ainsi, 85 enseignants et leurs 170 classes ont participé à l’étude qui leur demandait de donner le même contenu à certaines classes en utilisant un TBI, et à d’autres sans l’outil. Les résultats ont été publiés en novembre 2009.

    Un des éléments clés de sa recherche est que 3 enseignants sur 4 étaient plus efficaces avec un tableau interactif en classe, puisqu’ils démontraient alors les caractéristiques d’un bon enseignant en général : la leçon se déroule à un rythme approprié à la classe, ils construisent sur ce que les élèves savent déjà, ils utilisent de multiples formes de médias (textes, images, graphiques, etc.) pour transmettre de l’information, ils mettent l’emphase sur la participation des élèves, et ils se concentrent principalement sur le contenu – pas sur la technologie.

    Selon Marzano, ce sont des choses qu’un bon enseignant fait déjà sans la technologie. Cependant, il croit que la présence de du tableau interactif rend plus facile l’intégration de ces éléments de l’enseignement dans des matières variées et devant des élèves ayant des compétences et des habiletés différentes.

    Des gains spectaculaires pour les élèves sous certaines conditions
    Du côté des élèves, l’utilisation des tableaux interactifs a résulté d’un gain moyen de 16 points de percentile dans les résultats scolaires. De plus, trois cas particuliers sont à noter :
    – Les boîtiers de réponse instantanée : dans les classe où ils étaient utilisés et favorisaient la participation constante des élèves, les gains atteignaient 26 points de percentile.
    – L’utilisation de graphiques, images, vidéos et autres sources visuelles tirées par exemple d’Internet pour représenter l’information était aussi associée à un gain de 26 points de percentile chez les élèves.
    – L’interactivité des activités présentées aux élèves au tableau, comme déplacer des objets vers un endroit spécifique, reconnaître les bonnes réponses à l’aide d’un signal sonore, et révéler des informations cachées derrières des objets à un moment opportun sont des pratiques associées avec un gain de 31 percentiles.

    Malgré cela, près du quart des enseignants performait mieux sans le tableau interactif. L’étude a donc examiné les pratiques de ces enseignants de plus près :
    – Leur utilisation des boîtiers de réponse instantanée se limitait à noter combien d’élèves avaient répondu telle ou telle réponse, et non à faire un retour et à comprendre pourquoi certains avaient la mauvaise réponse.
    – Les supports visuels étaient montrés trop rapidement, sans laisser le temps aux élèves de bien les comprendre.
    – Les supports visuels étaient trop chargés, rendant difficile l’identification des éléments vraiment importants dans la leçon.
    – L’utilisation des confirmations sonores semblait plus pour le « spectacle » que pour le renforcement positif.

    En résumé, voici ce que le chercheur propose aux enseignants qui souhaitent intégrer avec succès le tableau interactif dans leur classe :
    – Il faut bien planifier comment on souhaite organiser l’information à présenter. Par exemple, grouper l’information en petits segments ayant un sens plutôt que présenter des pages trop remplies. Pour éviter de passer trop vite sur certaines pages, il suggère aussi d’insérer des pages rappelant de prendre son temps…
    – Il faut utiliser des supports visuels, mais ces supports doivent réellement servir la leçon et être en lien avec ce qu’on veut atteindre comme objectif.
    – Après avoir posé une question à laquelle les élèves ont répondu avec les boîtiers de réponse instantanée, il faut discuter de la bonne réponse et aussi du pourquoi des mauvaises réponses. Ainsi, on sort du simple quiz pour ajouter la dimension pédagogique.
    – Si on utilise des confirmations de réponse sonores, comme des applaudissements, il faut s’assurer qu’elles ne sont pas trop distrayantes et qu’elles soutiennent l’attention et la motivation des élèves.

    Les conclusions telles qu’exprimées par Robert Marzano peuvent être lues ici dans un article publié dans la revue Educational Leadership.

    Par Audrey Miller