Auteur : millaudrey

  • Les anges, version 2020-2021

    Les anges, version 2020-2021

    J’ai 3 enfants, dont 2 vont à l’école. Le dernier suivra les grands dans pas long. Je travaille avec des profs depuis… euhh, 22 ans bientôt. Ouaip, j’ai commencé jeune!

    Une semaine à peine après la rentrée, j’ai déjà peur de ne plus entendre ces profs qui expriment leur impuissance, leurs tentatives de se convaincre que tout va bien aller. À tant en entendre, j’ai peur d’être en quelque sorte immunisée. C’est rendu beaucoup trop normal dans mon quotidien, et l’année commence à peine. Ça ne devrait pas l’être, ce n’est pas normal.

    Heureusement, hier, j’ai eu un réel espoir en rencontrant la nouvelle prof d’un de mes enfants. Motivée, fonceuse, mais inévitablement affectée, possiblement freinée, par les contraintes imposées par l’année à venir. Pas de doute que cette enseignante multipliera les efforts pour rendre l’année exceptionnelle, autant que faire se peut. Et ils seront innombrables à le faire eux-aussi, un peu partout. Mais cette prof a admis devant la classe bondée de parents masqués qu’après les deux premiers jours, elle s’était déjà sentie exténuée. On ne peut que comprendre…

    Et aujourd’hui, je suis secouée en lisant ce qui est arrivé à la classe extérieure que ma chère amie Catherine avait pris soin de construire avec ses élèves à la fin de la dernière année, dans le boisé du quartier. C’était un lieu où elle pouvait se réfugier avec ses élèves et prétendre, le temps d’une période, s’échapper de la réalité et s’offrir un répit en nature avec eux.

    Si vous n’avez pas d’enfant en âge scolaire ou n’êtes pas prof, vous n’avez possiblement pas mis les pieds dans une école dernièrement. C’est une expérience assez bouleversante, croyez-moi. On dirait qu’on s’en accommode pas trop mal quand il s’agit d’un lieu public, d’une entreprise, d’un commerce. C’est étrange, mais on se dit que ça va, on participe à « l’effort de guerre ». Dans une école, ça a un petit quelque chose de postapocalyptique malgré la multiplication des décorations colorées, côtoyant les coins condamnés…

    Je reviens à la classe extérieure de mon amie Catherine.

    Après s’être faite menacée par une citoyenne apeurée de voir des enfants dans son boisé l’an dernier (qui s’appliquaient à le protéger de façon bienveillante avec leur enseignante, et non à le détruire comme cette personne avait assumé), et s’être fait confirmer par les autorités policières qu’ils avaient tout à fait le droit d’être là, voilà qu’elle a retrouvé son refuge en lambeaux pour la rentrée…

    C’est difficile.

    Sauf que ce que vous ne savez pas, c’est qu’ils vont reconstruire.

    #RésilienceX1000 #Respect

    Mais ce sera loin d’être facile.

    « Déjà, cette rentrée est particulière. Elle bouleverse tout le monde. On se montre solide. On cherche des solutions. On apaise. On rassure. On fait des jokes.

    Mais parfois on peut pas se retenir. Comme un barrage qui cède. Et on pleure sur un tronc d’arbre.

    Le seul endroit où l’on pouvait oublier l’éthanol, les flèches, les zones c’était ici dans notre classe extérieure. Bon, c’est juste des tableaux saccagés, des lettres d’opinion déchirées, des cabanes d’oiseaux couchées, on me dira peut-être.

    Un symbole plutôt. Un lieu de liberté et d’apprentissage rassembleur surtout.

    Cette rentrée est particulière. Pour tout le monde. Et je nous sens fragiles comme des mésanges.

    Oui, nous reconstruirons. Mes élèves se sentirons utiles sans doute. »

    Catherine

    À tous les profs, bon courage pour cette année, vous êtes des anges pour nos enfants!

  • Devenir grand?

    Devenir grand?

    20h08. Vendredi.

    « Les enfants, c’est l’heure de… … … »

    Pour la première fois, j’ai eu un doute à propos de la consigne que je m’apprêtais à donner…

    Demain, c’est samedi. Samedi, c’est pareil comme aujourd’hui. Pareil comme demain. Pareil comme hier, et comme après-demain aussi.

    Même en vacances, je ne réagis jamais ainsi. Les vacances ont un début et une fin. On doit profiter, optimiser chaque instant. Cependant, ces temps présents n’ont ni début, ni fin. Ni queue, ni tête. Aucun sens. Le monde entier sous respirateur artificiel depuis… attendez, j’ai déjà perdu le compte. Ah oui, deux semaines, en ce qui nous concerne.

    Un peu plus tôt, je disais à mon bébé qu’un de ses défis ne signifierait plus rien lorsqu’il sera grand. En même temps, je me demandais ce que ça pourrait dire dorénavant, devenir grand.

  • La gestion des écrans : vers la recherche d’équilibre

    La gestion des écrans : vers la recherche d’équilibre

    Je suis dépendante aux écrans. J’adore lire et écrire, mais je le fais sur écran. J’adore prendre des photos. Je me sers d’un écran. Sur la route, je trouve mon chemin à l’aide de mon écran GPS. Je discute avec mes amis et prends de leurs nouvelles via mon écran. Je magasine souvent en ligne, sur l’écran. Je gagne ma vie principalement devant un écran. Je me divertis souvent sur un écran : j’écoute des films, j’écoute de la musique en regardant l’artiste en concert. C’est vrai, je ne saurais m’en passer!

    L’ère du numérique est bien là. Malgré les inquiétudes de différentes parties prenantes, particulièrement en lien avec l’éducation et les jeunes, il n’en demeure pas moins que même si on choisissait collectivement de supprimer tous les écrans des écoles, la société, elle, ne reculerait pas. Cela reviendrait à aliéner nos jeunes de moyens ultra puissants d’améliorer et d’accélérer leur apprentissage. Ce serait de remettre toute l’éducation à leur usage entre les mains des familles, garantissant du coup une incroyable fracture sociale.

    C’est déjà un grand combat contemporain dans les familles : quelle place doit-on laisser à l’écran dans nos vies, mais particulièrement dans celle de nos jeunes?

    J’ai été invitée à participer à une émission de télé autour de la question de la gestion du temps d’écran chez les jeunes. Au départ, on m’a demandé de parler de l’éthique du numérique, comment bien se comporter avec les écrans. J’ai sourcillé, mais accepté. En discutant avec la recherchiste, je l’ai emmenée sur d’autres pistes.

    Il n’y a, à mon sens, aucune réponse définitive, aucune recette magique. C’est une grande question de valeurs familiales. Voici certains des points sur lesquels je me base personnellement pour construire ma compréhension de l’enjeu et structurer mes propres interventions.

    Leszécrans

    D’abord, il faut définir « écran ». Il y en a plusieurs types. À la maison, les téléviseurs sont dans les familles depuis le milieu du 20e siècle. On les utilise pour s’informer, se divertir de façon passive ou un peu plus activement en jouant à des jeux vidéos. Depuis plus récemment, la plupart des foyers possèdent au moins un appareil mobile dont l’usage est accessible aux jeunes. À l’école, les tableaux interactifs et projecteurs numériques sont dans les classes depuis le début des années 2010. Certaines écoles offrent des programmes où tous les élèves ont un portable ou une tablette. Et contrairement à la croyance populaire, les jeunes de ces programmes ne passent pas leur journée entière collés sur ces appareils! L’équilibre est de mise et une variété de méthodes sont privilégiées. N’oublions pas que nos jeunes, à l’école, sont entre les mains de professionnels qui ont comme mission de les éduquer, de les instruire et de les socialiser.

    Un usage en vaut-il un autre?

    Une piste à défricher pour se positionner dans cet univers complexe est pour moi la définition et la discrimination des usages. Il s’agit, pour avoir une meilleure compréhension du problème (s’il en est un), de départager les types d’usages de l’écran. Par exemple : lire sur une tablette, écrire à ses amis, lire les nouvelles, préparer un montage vidéo, consommer du contenu vidéo, jouer à un jeu de stratégie ou de logique, écouter une émission de radio, magasiner, gérer ses finances, parcourir son fil Facebook ou Instagram, etc. Comment se sent-on comme adulte lorsque son enfant effectue l’un ou l’autre de ces usages? Se sent-on moins démuni lorsque l’enfant lit que lorsqu’il publie des selfies sur Instagram? Fort possible, oui. L’inventaire des usages est donc très important à mon avis dans toute démarche visant à établir des limites.

    L’importance de la prise de conscience et de la relation

    En tant qu’adultes, une chose importante à faire aussi à mon avis est de s’assurer de parler ouvertement aux jeunes de nos préoccupations par rapport à leur usage des écrans. Il s’agit d’ouvrir la porte à mieux comprendre les appréhensions et les points de vue, d’une part comme de l’autre. Et même si ça ne se passe pas toujours parfaitement bien, je crois que les échanges résonneront tout de même de chaque côté pour favoriser, en bout de ligne, un effet positif sur la compréhension mutuelle. Le fameux « il avait donc raison! » : qui ne l’a jamais pensé (idéalement avant qu’il ne soit trop tard!)? Le but n’est pas d’imposer sa vision à tout prix, mais de semer un doute qui permettra de cheminer. Et surtout, de se rappeler que notre lien avec l’écran, en tant qu’adulte, n’est pas du tout le même que celui qu’entretiennent les jeunes. C’est possiblement la plus importante source de conflits.

    Dans mon expérience jusqu’à présent, composée de plus de 20 ans d’accompagnement d’intervenants du milieu scolaire dans l’intégration des outils numériques pour favoriser l’enseignement et l’apprentissage, et de maintenant 9 ans de vie de famille avec des enfants (3 beaux garçons!), une chose semble au coeur des conflits liés aux écrans comme de leur résolution, et d’ailleurs de tout le reste : le besoin d’entrer en relation. Il y a de ces moments dans la journée où les jeunes ont besoin d’avoir une petite bulle et de se divertir sans autre but dans l’univers des tablettes. Puis, le reste du temps, si une quelconque autre invitation leur est lancée, ils embarquent à pieds joints, particulièrement si elle implique des relations avec d’autres personnes (que ce soit leurs frères, leurs amis ou leurs parents).

    Souvent, un groupe d’amis se retrouve chez nous et chacun apporte sa tablette. Ils se construisent alors un monde dans lequel chacun a un rôle à jouer et les discussions vont bon train : ils sont loin de l’image populaire du chacun enfermé dans sa bulle, isolé du monde. Non, les jeux de société ne sont pas ce qu’ils préfèrent faire avec leurs amis, mais ils n’en sont pas moins des êtres sociables. Personnellement, j’interviens dans ces moments lorsque le jeu choisi est inutilement violent, je ne cède jamais à une demande d’achat à la pièce d’équipement « full hot » dans un jeu qui favorise l’addiction, et j’exige que les jeunes utilisent un langage respectueux sous mon toit. Ce sont des balises qu’ils comprennent et qui ne les restreignent pas.

    Aussi, je remarque que ça dépend de leur personnalité. Autrefois, un jeune ayant besoin de moments de solitude plus importants pouvait se perdre dans la lecture d’une série de romans de 12 tomes de 800 pages chacun (c’était mon cas, j’entends encore mon père désespéré de ne pas arriver à m’envoyer jouer dehors!). Encore une fois, c’est le médium qui change. Attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas encourager la lecture : par contre, un extrême reste un extrême.

    Ceci dit, il est important de sensibiliser les jeunes très tôt aux mécanismes en jeu dans la logique marchande derrière notre société ultraconnectée. Si les avantages sont énormes, il faut demeurer vigilants par rapport aux nombreux écueils possibles : désinformation, effets des algorithmes, mécanismes d’addiction, indélébilité des traces numériques, inexistence du réel anonymat, publicité et j’en passe.

    Choc de générations

    Une chose qui semble aussi aider à définir ses limites familiales, c’est la prise de conscience de l’existence d’un choc de générations. Voici un exemple : quand j’étais adolescente, je pouvais passer trois heures au téléphone chaque soir à discuter de tout et de rien avec mes amies. Aujourd’hui, un jeune peut « chatter » pendant 3 heures avec ses amis et on s’offusque! C’est le médium qui change. Nous avons aussi presque tous passé des heures, étant jeunes, à essayer de conquérir le monde de Mario Bros : nos enfants ne sont pas différents aujourd’hui, mais il sont accès à des systèmes certainement plus sophistiqués. De plus, ce n’est pas parce que nous avons appris d’une certaine façon que c’est la seule : apprendre aujourd’hui n’est plus l’apanage de l’école. On peut apprendre partout et en tout temps grâce aux appareils mobiles connectés : pourquoi voudrait-on que l’école n’en bénéficie pas?

    Restriction et interdiction : danger!

    « Ne fais pas ça, c’est dangereux! » « Ne bois pas l’alcool ce soir! » « Je t’interdis de voir cet ami! » « Ne touche jamais à la drogue! » Hmmm, un interdit ne donne-t-il pas envie de le contourner, juste pour voir? Interdire quelque chose à un jeune revient à piquer sa curiosité si on ne prend pas le temps de lui expliquer honnêtement le pourquoi de l’interdiction. Et celle-ci doit vraiment avoir du sens pour qu’il ne soit pas tenté de la transgresser. Allez, on l’a tous fait!

    En lien avec l’usage des écrans, il faut aussi prendre en compte qu’interdire l’usage d’un téléphone mobile à son ado ne revient pas seulement à le priver de jeux ou de vidéos : c’est carrément le couper de son système social, qui est vraisemblablement bâti autour d’une communauté virtuelle ayant ses ramifications dans le réel. Oui, ça peut sonner surréaliste, mais de nos jours, la vie « numérique » d’un jeune n’est pas séparée de sa « vraie vie » : elles sont interreliées. Tellement que « vie numérique » n’a pas de sens pour eux, c’est tout simplement la vie. C’est pourquoi, si on décide de confisquer un appareil à un adolescent, on peut s’attendre une réaction apparemment extrême aux yeux d’un adulte qui a vécu son enfance avec des représentations des relations sociales et du divertissement totalement différentes. Au final, éduquer plutôt qu’interdire aura certainement plus d’effets positifs à long terme!

    Enfin, je lance cette piste de réflexion : quand j’étais jeune, la télé était chez moi toujours allumée (ou presque!). Chez certains de mes amis, c’était interdit de l’allumer entre telle heure et telle heure, tel jour et tel jour, et elle était utilisée comme un instrument de récompense. Si bien que lorsque LE moment arrivait, plus rien à faire : ils allaient se river devant l’écran, sachant que c’était pour un court et précieux moment. De mon côté, sachant que je n’en étais pas privée, je ne comprenais pas cette attirance. Je ne pense pas que je me sois moins bien développée qu’eux aujourd’hui. Pourtant, ces parents pensaient bien faire et ont dû argumenter maintes fois avec leurs ados pour expliquer ces règles!

    Ce qu’en dit la recherche

    La recherche au niveau du numérique est relativement récente et encore très contradictoire. On arrive à démontrer de bons résultats liés à l’usage de certains outils numériques en soutien au développement de diverses compétences à l’école (par exemple : la compréhension des fractions, l’écriture pour un vrai public, le développement d’aptitudes telles que la collaboration, la créativité, l’empathie, etc.).

    Dans d’autres cas, on ne remarque pas d’amélioration significative entre les façons de faire traditionnelles et celles intégrant le numérique. On remarque que des résultats positifs ressortent quand les approches pédagogiques employées sont totalement différentes des méthodes traditionnelles, ce qui en revient à dire qu’il ne s’agit pas de substituer une tâche papier-crayon par une tâche traitement de texte-clavier pour voir des changements (un exercice « plate » sur papier demeure « plate » sur tablette!).

    C’est la même chose de façon plus globale : on a souvent entendu que les écrans causaient la dépendance, les problèmes de poids, les mauvaises habitudes alimentaires, le manque de sommeil, etc. Cependant, ce sont souvent des corrélations qui sont démontrées scientifiquement, mais non pas des causes. Un exemple : les jeunes qui ont des troubles de sommeil utilisent des écrans plus longtemps que les autres. Ça ne démontre pas que les jeunes qui utilisent des écrans plus longtemps que les autres ont automatiquement des problèmes de sommeil. D’autre part, certaines recherches montrent par exemple que la cyberdépendance touche principalement des jeunes déjà à risque de développer des dépendances. Ce n’est donc pas un phénomène généralisé comme on peut parfois le croire. Il ne faut pas le nier non plus, mais rester dans la nuance.

    Pour ceux qui sont moins familiers avec la différence entre corrélation et cause, voici une anecdote amusante. Des chercheurs allemands ont statistiquement démontré la « véracité » de la légende alsacienne voulant que les bébés sont apportés aux familles par des cigognes. En effet, ils ont prouvé qu’une maison où une cigogne a élu domicile sur la cheminée est beaucoup plus susceptible d’abriter un bébé. Donc, que les cigognes apportent les bébés! En fait non, ce serait plutôt le fait que la maison abritant un bébé soit chauffée de manière plus constante qui attire les cigognes. Néanmoins, les scientifiques ont éveillé au fait qu’un lien fort entre deux variables, une corrélation, ne suffit pas à prouver quelque chose.

    La question de la lumière bleue et de la santé des yeux

    Là où ça semble réellement problématique, c’est en prévention de la santé oculaire. Pourtant, même là, la recherche n’est pas catégorique. La lumière bleue, employée pour améliorer la lisibilité des écrans, serait nocive, mais pas autant que l’exposition au soleil et aux rayons UV. En ce qui concerne le développement de la myopie : bien que les écrans n’aident assurément pas la cause, c’est de façon générale le fait de passer beaucoup de temps à l’intérieur, donc de moins entraîner sa vision éloignée, qui est de façon plus générale à blâmer. On en revient à une recherche d’équilibre. Toutefois, je souhaite ici qu’on puisse s’intéresser à trouver des moyens efficaces de prévenir ces effets potentiellement nocifs sur les yeux, tout comme on a développé les lunettes solaires anti-UV et la crème solaire pour se protéger du soleil. Nous en sommes certainement capables!

    En conclusion

    Ayant tout cela en tête, on peut arriver à établir des balises et conscientiser chaque membre de la famille aux bénéfices comme aux contraintes sociales, émotionnelles et physiques potentielles de l’usage des écrans. Comme j’aime beaucoup dire, une fois conscient des différentes facettes, il reste à définir son dosage. Car dans cette question comme dans beaucoup d’autres, il s’agit d’une question d’équilibre.

    J’aime…

    Le concept d’engagement mutuel, une sorte de contrat d’usage du cellulaire ou de la tablette, défini par les parents et les enfants ensemble, signé par les deux parties.

    Que l’argument des cadres de la Silicon Valley soit pris avec un grain de sel : « Oui mais, même les cadres de la Silicon Valley envoient leurs enfants dans des écoles sans écran! » Corrélation, mais pas cause. Intéressant à lire…

    Jouer à Mario Kart ou à Super Mario Wii à 4 manettes en famille : du temps d’écran oui, mais que de plaisir!

  • #Clair2019 : Inspirer le changement

    #Clair2019 : Inspirer le changement

    J’ai eu l’immense honneur de prendre part, en tant que participante et conférencière, à la 10e édition du colloque Clair, voir l’éducation autrement.

    10 éditions de Clair, déjà! Tout a commencé en 2010. Vous faisiez quoi, vous, fin janvier 2010? Personnellement, je ne m’en souvenais plus du tout. J’ai donc parcouru mes photos numériques, toutes bien classées par date, et j’ai rapidement trouvé que j’étais en train de peinturer les murs dans ma maison toute neuve! Je n’étais donc pas à Clair.

    Malgré tout, le 25 janvier 2019, j’ai eu le plaisir de replonger les participants dans l’histoire de ce colloque vibrant, qui est intimement liée aux grands changements que vit l’éducation ces temps-ci. Mon intention lors de cette conférence était double : rappeler de bons souvenirs aux habitués et aider les « nouveaux » à comprendre l’origine de l’incroyable vibe qui entoure cet événement.

    Je ne suis pas habituée au format conférence et je suis bien critique en me revoyant, mais bon, alea jacta es, je suis vraiment contente de l’avoir fait!

    Et pour ceux qui n’ont pas une heure pour tout écouter (ou qui sont tannés de m’entendre « saper » – OMG! 😦 ), j’ai réécris juste en-dessous les grandes lignes de mes propos.

    Au départ, un élément déclencheur

    Savez-vous comment est né le colloque Clair – Voir l’éducation autrement? Je vous raconte très brièvement l’un des éléments déclencheurs.

    Mario Asselin, qui est membre du comité organisateur de Clair, a participé à une visite en 2009 de la Science Leadership Academy de Philadelphie. C’est une école secondaire publique où l’élève est constamment en action. Le programme s’appuie sur l’apprentissage par enquête et l’usage du numérique. Mario en a parlé à son ami Roberto Gauvin, directeur du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM) jusqu’à l’an dernier. Il pensait que son école, qui avait une philosophie semblable, était elle-aussi rendue à ouvrir ses portes et à accueillir la communauté éducative pour montrer ce qui s’y faisait. Et environ 3 mois après la formation du comité avait lieu la première édition de Clair!

    Des gens se sont rassemblés dans ce petit village du nord du Nouveau-Brunswick et sont venus découvrir et partager des initiatives et des réflexions en vue d’amorcer ou de soutenir des changements dans leur propre milieu.

    Avant tout, c’est un colloque qui est né d’un désir d’inspirer le changement.

    J’ai fait un parallèle avec une théorie fort intéressante utilisée entre autres en marketing, celle de la persuasion. Selon cette théorie, on peut initier un comportement si 3 conditions sont remplies :

    • La présence de motivation
    • L’aptitude à agir
    • Le déclencheur

    Voyons comment ça s’applique à la situation. La motivation de l’équipe du CAHM était de vouloir inspirer le changement. Ils avaient l’aptitude d’agir puisqu’ils avaient un lieu à offrir, leur école, où toutes les conditions gagnantes étaient réunies. Et le déclencheur a été les encouragements du comité organisateur dès le départ.

    Un colloque aux accents technologiques

    Les premières années, Clair était souvent perçu comme un colloque axé sur la technologie, particulièrement par ceux qui n’étaient jamais venus.

    D’ailleurs, j’ai profité de ma conférence pour ramener les gens encore plus loin avant le début de Clair, à l’époque de la naissance de technologies et services qui nous semblent exister depuis toujours aujourd’hui!

    • 1972 : C’est l’invention du courriel. Une révolution de la communication asynchrone! On le délaisse parfois aujourd’hui au profit des réseaux sociaux, mais il facilite grandement nos communications.
    • 1984 : L’ordinateur portable, avec sa petite taille et son autonomie d’énergie : son avènement en 1984 rend possible le travail mobile, mais aussi l’apprentissage mobile. Ça a été pas mal long avant de les voir couramment dans les écoles, mais ça s’en venait!
    • 1996 : L’avènement de la messagerie instantanée, dont l’un des précurseurs est l’application ICQ. On pouvait maintenant communiquer facilement par écrit en temps réel.
    • 1997 : Le Wi-Fi n’a pas toujours existé! Son arrivée en 1997 a bouleversé la notion de frontière : apprendre partout et en tout temps devenait désormais possible!
    • 1998 : Google, si indispensable pour plusieurs (dont moi!), est né en 1998. C’est aujourd’hui bien sûr beaucoup plus qu’un moteur de recherche.
    • 2004 : Le fameux Facebook, qui semble poser autant de problèmes qu’il permet d’en solutionner, est débarqué dans nos vies en 2004. Complètement bloqué dans les milieux scolaires à son arrivée, son utilisation est maintenant de plus en plus autorisée.
    • 2005 : YouTube est le 2 ou 3e site le plus visité au monde, selon les sources. Cette plateforme facilite l’usage de la vidéo comme soutien à l’enseignement et à l’apprentissage. En plus, c’est facile d’y déposer les vidéos qu’on crée soi-même, par exemple dans une dynamique de classe inversée.
    • 2006 : Twitter, un réseau chouchou pour plusieurs personnes ici, est un outil de développement professionnel extrêmement intéressant pour les enseignants. De nombreuses classes y possèdent aussi un compte et collaborent, partagent et apprennent ensemble.
    • 2010 : Terminons avec 2010, l’année du premier colloque Clair… et du lancement de l’iPad. Le 27 janvier 2010, soit la veille de l’ouverture du colloque, cette petite tablette était dévoilée. À la fois cahier de notes, liseuse, jeu vidéo, album-photo, interface d’accès au Web, étui à crayon garni de toutes les couleurs et de tous les types de crayons et de pinceaux qu’on peut imaginer, dictionnaire, traducteur, encyclopédie, calculatrice, montre, téléphone, messagerie texte et vidéo, bibliothèque infinie, appareil-photo, enregistreuse audio, caméra vidéo, studio de montage, portfolio, télévision, atlas, carte routière du monde entier et encore beaucoup plus… Pas étonnant qu’elle trouve si bien sa place dans les classes, et somme toute pas si étonnant qu’on y passe autant de temps chaque jour dans notre vie personnelle…!

    Leadership et place aux élèves

    Comme François Guité l’a dit sur la scène de Clair en 2011 :

    « Si l’école ne sait pas intégrer les TIC, les TIC sauront intégrer l’éducation ».

    Il invitait déjà le milieu à prendre le taureau par les cornes, à embrasser le changement pour le mettre au service de l’éducation, afin que ce ne soit pas le contraire qui se produise.

    On peut dire que le CAHM sait le faire! C’est un endroit où on peut effectivement faire plein de découvertes technologiques avant-gardistes. On peut d’ailleurs se demander comment ça se fait qu’une si petite école a pu se procurer autant de matériel de pointe? Le personnel s’accorde pour dire que ça ne s’est pas fait du jour au lendemain. C’est un travail acharné. Il y a eu une foule de demandes faites à différents programmes et organismes. En plus, il semble qu’« on ne dit pas non si facilement à M. Gauvin »! Son leadership y est assurément pour quelque chose.  

    Le Labo créatif du CAHM

    Au cœur du CAHM, on trouve le Labo créatif. La première fois que j’y suis entrée, j’ai été émerveillée, mais j’ai eu un peu peur en même temps. Je pensais aux enseignants qui arrivent dans cette école pour y enseigner… Chose certaine, ceux qui préfèrent attendre de maitriser les outils avant de se lancer en projet avec les élèves ne serait pas à l’aise ici!

    D’ailleurs, une enseignante m’a déjà confié qu’elle ne sait pas comment tout ce qu’on trouve dans le Labo créatif fonctionne. Et que c’est très bien comme ça. Elle laisse ses élèves être les experts des moyens qui captent leur intérêt, et elle se concentre à demeurer l’experte en pédagogie. Après tout, l’important est toujours d’avoir une intention pédagogique en tête. Ensuite, dans les moyens pour l’atteindre, les élèves ont des choix.

    Un colloque au rythme de la pédagogie

    Au fil des ans, on a vite remarqué que le succès du colloque Clair n’était pas centré sur les machines. En fait, c’est la pédagogie avant tout qu’on vient y découvrir.

    D’ailleurs, l’époque du « pour ou contre » le numérique à l’école est révolue. Aujourd’hui, c’est plutôt le comment et le pourquoi qui sont importants. La recherche en éducation démontre de plus en plus la pertinence des outils numériques en soutien à l’apprentissage. Il demeure de nombreux défis, certes, mais c’est aujourd’hui difficile de mettre de côté les avantages.

    La recherche donne des pistes importantes quant aux usages pédagogiques du numérique à privilégier. Mais il ne faut pas oublier que lorsqu’il est question d’êtres humains, d’élèves ou d’enseignants ayant des bagages et des contextes forts différents, c’est toujours difficile de parler de preuves irréfutables ou de lois universelles. Malgré tout, les bénéfices relevés dans de nombreuses études récentes ont quelque chose de rassurant.

    On entend souvent dire que le numérique va faire de nous des robots. Que les gens ne se parlent plus, n’ont plus de contacts humains. Ils deviennent lentement des zombies scotchés à leur cellulaire…

    Pourtant, les effets positifs identifiés par la recherche parlent plutôt de développement de la créativité, de la collaboration, de l’empathie, de l’esprit critique, du leadership – de compétences dites du 21e siècle ou globales : toutes des choses qu’un robot risque d’avoir du mal à développer.

    On est au cœur d’une importante révolution. C’est normal de mettre du temps à la comprendre et à s’y ajuster. Il faut se donne le droit d’y aller à petits pas, mais il ne faut surtout pas reculer.

    Un colloque résolument humain

    À Clair, on voit très peu de gens qui ont l’air de robots! On remarque plutôt à quel point la communauté est engagée autour de l’école. On sent l’appui des parents, grands-parents et d’autres membres de la communauté et on rencontre d’innombrables bénévoles. Et il n’y a rien de technologique là-dedans. Pourtant, c’est dans l’ADN du colloque depuis ses débuts.

    Et que dire des élèves? À l’aise, accueillants, engagés… Ils sont magnifiques et contribuent à créer les plus beaux souvenirs de Clair. Car après tout, c’est pour eux que tous s’y rassemblent chaque année.

    On peut l’affirmer haut et fort, Clair est un colloque humain. C’était ma 3e participation en personne en 2019. Je l’ai suivi à distance quelques années, par la webdiffusion, par Twitter. C’était bien, mais loin de ce qu’on vit quand on est sur place.

    Pourquoi veut-on tellement aller à Clair?

    Pourquoi choisit-on (ou espère-t-on, considérant que les 325 places se sont envolées en 9h cette année!) d’aller à Clair dans son cheminement professionnel? Après tout, l’hôtel le plus proche est à 30 minutes de route, le colloque se tient dans une école de moins de 200 élèves, dans un village de même pas 900 habitants… Ça commence un jeudi soir passé 16h et ça finit un samedi!

    …

    Pour décider de venir à Clair la première fois, ça prend un déclencheur. Le déclencheur est ce qui initie une action, nourrit la motivation. Ça peut être intrinsèque, ou extrinsèque (c’est-à-dire venir de soi ou de l’extérieur de soi).

    Voici quelques raisons annoncées par les participants cette année.

    • Moi, c’est à cause d’un collègue qui a l’air de faire partie d’une secte tellement il illumine lorsqu’il en revient. J’ai voulu voir par moi-même!
    • Moi, je n’ai pas eu le choix, mon patron a acheté des billets pour tout le monde.
    • Moi, j’étais épuisé de me sentir seul à vouloir faire autrement, j’avais besoin d’aller à la rencontre d’autres gens comme moi.
    • Moi, c’est ma maison pédagogique.
    • Moi je voulais juste voir si j’arrivais à acheter un billet avant qu’il n’en reste plus, et j’ai réussi! 🙂

    Certains participants font même la route depuis l’Ontario ou l’Abitibi!

    Et si on devenait plus fans les uns des autres?

    Pendant ma conférence, j’ai parlé à maintes reprises de l’effet Twitter. En effet, pour plusieurs participants, « participer à Clair, c’est comme marcher dans son fil Twitter ». En effet, nombreux sont ceux qui se sont rencontrés en « vrai » pour la première fois en participant à Clair. Avoir une présence professionnelle sur Twitter permet aussi de continuer à alimenter la motivation des participants longtemps après l’événement.

    Après tout, on a tous dans nos réseaux des personnes qui, au quotidien, sont là et peuvent nous inspirer. Et pas seulement dans nos collègues immédiats.

    J’ai invité les participants cette année à devenir plus fans les uns des autres.

    À cesser de penser « Ah on sait ben, lui! ».

    À ouvrir plus souvent leurs portes afin que les autres voient ce qu’ils font.

    À reconnaître qu’on peut s’inspirer mutuellement.

    S’inspirer, ça ne veut pas dire de reproduire ce que fait son collègue sans rien remettre en question. Ça veut plutôt dire de se nourrir d’expériences variées et de, petit à petit, se construire ses propres déclencheurs… De dépasser lentement le fameux sentiment « ce ne serait pas possible dans mon milieu, on est loin de ça chez nous », ou pire, « j’srai jamais capable ». Ou ce bon vieux syndrome de l’imposteur (« y’a rien d’extraordinaire dans ce que je fais! »). De garder les yeux ouverts pour trouver des clés afin de comprendre sur quel plan on peut agir, comment on peu « agrandir sa propre boîte ». Un pas à la fois.

    Je reviens à ce que j’ai dit au tout début. Avant tout, Clair, c’est un colloque qui est né d’un désir d’inspirer le changement.

    Voir l’éducation autrement ET empêcher sa flamme de faiblir

    Ces temps-ci, j’ai plusieurs amis proches qui pensent à décrocher. Qui sentent leur « flamme » s’éteindre lentement. Ce n’est pas facile être prof. Déjà en 2006, un peu plus de 20 % des enseignants canadiens du primaire et du secondaire pensaient changer de profession à court ou moyen terme.

    Je ne pense pas qu’aller à Clair puisse être un remède à cet énorme problème. Mais je fais le souhait qu’un rassemblement comme celui-là continue de rayonner sur la communauté éducative d’ici et d’ailleurs toute l’année durant. Que les liens que les participants y nouent puissent entretenir leur flamme, et qu’on continue tous ensemble à vouloir « voir l’éducation autrement ».

    Et pourquoi tant vouloir voir autrement?

    Un grand sage néo-brunswickois a répondu un jour :

    … Parce que le système aujourd’hui, il marche pour certains élèves, mais il ne marche pas pour tous les élèves.

    Et ce grand sage gardait toujours une tortue sur son bureau de directeur pour se rappeler qu’il faut continuer d’avancer, même si c’est un pas à la fois.

    En terminant, je tiens à féliciter ce grand sage, nul autre que M. Roberto Gauvin, ainsi que son équipe, pour ces 10 années du colloque Clair. Et je souhaite bon succès également à Mme Claudine Dionne, la nouvelle directrice du CAHM, qui saura assurément garder allumé ce phare de l’apprentissage!

    Curieux ou curieuse d’en savoir plus? Plongez-vous dans les souvenirs de cette année en parcourant le fil #Clair2019 sur Twitter!

  • Des activités gratuites pour comprendre certains enjeux du numérique

    Des activités gratuites pour comprendre certains enjeux du numérique

    L’organisme Québec numérique, pour lequel j’ai le plaisir d’être contractuelle en ce moment, propose le grand projet La Semaine numériQC à l’école, qui permet aux élèves et aux enseignants du 1er cycle du secondaire de développer leurs compétences numériques à travers des activités pédagogiques emballantes, en lien avec la compréhension d’importants enjeux de citoyenneté.

    Quatre activités simples et accessibles sont proposées aux écoles à partir du site Web. Elles touchent les thèmes suivants :

    1. L’influenceur… influencé? : en français, pour apprendre l’effet des algorithmes et du choix des mots sur le Web.
    2. Le détecteur de fausses nouvelles (fake news) : en univers social, pour cerner les enjeux de société qui en découlent.
    3. La recette des algorithmes : en éthique, pour sensibiliser les jeunes aux effets des algorithmes sur nos choix de consommation.
    4. Mon robot est plus fort que le tien! (vitrine de projets en robotique) : pour toutes les disciplines, afin de mettre en lumière les diverses initiatives en robotique vécues à l’école.

    L’objectif est d’amener les jeunes à devenir des créateurs du numérique plutôt que de simples consommateurs. C’est aussi une occasion d’accompagner les enseignants dans leur développement professionnel à travers des activités formatrices et inspirantes.

    Un volet concours est proposé aux écoles des régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. Les enseignants ont jusqu’au 26 mars 2019 pour déposer un dossier rendant compte de l’activité réalisée. De superbes prix sont à gagner! (En plus, vos chances sont excellentes!)

    Tous les détails sur : www.snqcecole.com ou communiquez avec moi!

    #SnQcEcole

  • « Pionnière de l’éducation numérique au Québec » : moi dans le Métro…

    Quel honneur de voir ma tête dans le journal Métro aujourd’hui, sous la plume de Chloé Freslon, auteure de la chronique URelles!

    Elle retrace un peu mon parcours et ma vision du numérique en éducation, ce sur quoi je travaille avec passion chaque jour…

    À lire ici : Audrey Miller: une pionnière de l’éducation numérique au Québec

  • Veille marketing : exit les coupons rabais, voici la cryptomonnaie à la Pokémon Go!

    Veille marketing : exit les coupons rabais, voici la cryptomonnaie à la Pokémon Go!

    Un communiqué de presse reçu hier via le réseau CNW, mais que j’ai pris le temps de lire seulement aujourd’hui, vient de solidement piquer ma curiosité…

    Qu’en pensez-vous?

    GATCOIN dévoile une nouvelle technologie de « largage » de cryptomonnaie

    – GATCOIN révèle sa technologie de « largage ciblé » (Targeted Airdrop) à Singapour

    – La technologie A-Drop™ attirera les gens dans les magasins à l’aide d’un système de ciblage par géolocalisation, activé par chaîne de blocs, en distribuant de la cryptomonnaie dans le cadre de programmes de fidélisation

    SINGAPOUR, 28 sept 2017 /CNW/ – Que diriez-vous si Starbucks vous envoyait de la cryptomonnaie chaque fois que vous passez devant leurs commerces? Voilà la vision de Simon Cheong, fondateur et chef de la direction de GATCOIN, une entreprise en démarrage spécialisée en chaîne de blocs. Il a dévoilé aujourd’hui la nouvelle technologie de « largage ciblé » de GATCOIN lors de la conférence Blockshow Asia, qui se tient à Singapour.

    Logo – https://mma.prnewswire.com/media/563770/GATCOIN_logo.jpg

    « Les largages ciblés fournissent aux entreprises de l’information d’une exactitude irréprochable lors de la distribution de cryptomonnaies », souligne M. Cheong. « Ceux-ci peuvent inciter les consommateurs à visiter les magasins et ainsi permettre de fidéliser de nouveaux clients et de générer davantage de ventes. »

    GATCOIN autorisera les commerçants à émettre leur propre cryptomonnaie destinée à leur clientèle afin de remplacer les bons de réduction, les points de fidélité et les chèques-cadeaux traditionnels. Les cryptomonnaies serviront ensuite à faire l’achat de produits ou pourront être échangées par les détenteurs contre d’autres monnaies de détaillants ou des liquidités par l’entremise du système d’échange de cryptomonnaies de GATCOIN.

    « Les largages ciblés apportent une toute nouvelle dimension au monde des cryptomonnaies », ajoute Cheong. « Par exemple, les commerçants pourraient organiser des « chasses au trésor » et deviendraient en quelque sorte le nouveau Pokémon-Go de l’espace crypto. »

    La nouvelle technologie de largage ciblé permet aux détaillants de viser des groupes selon des critères démographiques, des préférences d’achat et des données de géolocalisation.

    « Les entreprises peuvent littéralement faire apparaître des sommes d’argent dans un rayon de 1 mile entourant n’importe quel magasin. Les clients, eux, peuvent obtenir des récompenses en répandant et en partageant la nouvelle lorsqu’ils sont témoins d’événements ciblés de A-Drops™. »

    Cette nouvelle technologie est l’innovation marketing la plus importante depuis l’invention des coupons.

    « La vision d’un marketing mobile se réalise grâce à la technologie de chaîne de blocs, qui permet aux détaillants d’offrir des mesures incitatives beaucoup plus alléchantes et pousse les gens à adhérer et à prendre part aux programmes de fidélité des entreprises. Ces avancements représentent l’avenir dans les domaines du marketing et des programmes de fidélité », affirme M. Cheong.

    Le lancement de GATCOIN aura lieu en 2018, en collaboration avec le réseau de détaillants SK Planet Japan, qui compte plus de 60 000 magasins en Asie.

    Les jetons GATCOIN seront accessibles au public le 28 octobre 2017.

  • Facebook ouvrira un nouveau centre de recherche en IA à Montréal

    Une autre grande nouvelle pour l’industrie numérique québécoise!

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    MONTRÉAL, le 15 sept. 2017 /CNW/ – Que ce soit à travers les voitures autonomes ou les applications pour téléphones intelligents qui comprennent la parole, l’intelligence artificielle (IA) change nos interactions avec les autres et notre environnement. L’IA et l’apprentissage profond aident à créer des emplois, à améliorer nos conditions de vie et à générer de nouvelles opportunités pour la classe moyenne et ceux qui travaillent fort pour en faire partie.

    Le premier ministre Justin Trudeau a participé aujourd’hui à l’annonce de Facebook que l’entreprise ouvrira un nouveau laboratoire d’IA à Montréal. Il s’agira du premier laboratoire d’IA de Facebook au Canada et de son deuxième seulement à l’extérieur des États-Unis. D’ici l’an prochain, le laboratoire devrait employer une équipe de 20 chercheurs dirigés par Joëlle Pineau (Ph. D.), éminente chercheuse en intelligence artificielle à l’Université McGill.

    Les chercheurs développeront de nouvelles méthodes pour enseigner aux machines la relation complexe entre les actions et les résultats, ce que l’on appelle l’apprentissage par renforcement. Ils auront également à développer des systèmes de dialogue qui permettront à des machines et à des ordinateurs de parler avec leurs utilisateurs de manière naturelle et facilement compréhensible.

    Le nouveau laboratoire aidera à faire croître un écosystème de la technologie plus fort pour le Canada. Il créera de bons emplois et aidera le Canada à continuer d’attirer et de retenir des personnes de grand talent dans cet important domaine de recherche et de croissance économique. L’économie de notre pays en bénéficiera, alors que des professionnels et des étudiants dans le domaine des technologies choisiront de rester ici au lieu de se chercher un emploi ou des opportunités à l’étranger.

    Citation

    « Lorsque des géants de la technologie tels que Facebook décident d’investir dans nos villes, cela ne témoigne pas seulement du talent de calibre mondial des Canadiens, mais aussi de l’immense potentiel du Canada en tant que carrefour d’innovation et de technologie. Le nouveau laboratoire que Facebook ouvrira à Montréal montrera que le Canada est un leader dans l’économie de l’avenir et un joueur influent du domaine de l’intelligence artificielle dans le monde. Il encouragera d’autres chefs de file du secteur des technologies à s’établir ici et à créer de bons emplois pour les Canadiens de la classe moyenne. »
    — Le très honorable Justin Trudeau, premier ministre du Canada

    Faits saillants

    • Montréal est un choix naturel pour la création de ce nouveau laboratoire, car beaucoup de pionniers du domaine de l’IA sont originaires de cette ville et plusieurs percées importantes ont été faites ici.
    • En plus de ce nouveau laboratoire, Facebook investira 7 millions de dollars dans la communauté montréalaise de l’IA en nouant des partenariats avec l’Institut canadien de recherches avancées et l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal.
    • Le Canada est un chef de file mondial de l’investissement dans la recherche universitaire, se classant au premier rang parmi les pays du G7 et au huitième rang parmi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques.
    • Pour favoriser la réalisation de nouvelles initiatives innovatrices au Canada, le budget de 2017 prévoit le Plan pour l’innovation et les compétences, qui aide les entrepreneurs et innovateurs canadiens à concrétiser leurs idées en créant des entreprises florissantes.
    • Pour que le Canada puisse attirer et garder la crème des universitaires, et pour accroître le nombre de stagiaires et de chercheurs de deuxième cycle qui étudient l’intelligence artificielle et l’apprentissage profond, le budget de 2017 propose également un investissement de 125 millions de dollars pour lancer une stratégie pancanadienne en matière d’intelligence artificielle pour la recherche et le talent.

    Lien connexe

    Ce document se trouve également à l’adresse : http://pm.gc.ca

     

    SOURCE Cabinet du Premier ministre du Canada

  • Un 2e siège social d’Amazon… à Montréal?

    Un communiqué intéressant. Montréal tentera d’attirer Amazon!

    MONTRÉAL, le 15 sept. 2017 /CNW Telbec/ – Montréal International annonce avoir été mandaté par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) pour piloter le dossier de candidature du Grand Montréal visant à accueillir le second siège social nord-américain d’Amazon. Montréal International est également heureux d’annoncer qu’il sera appuyé par le gouvernement du Québec dans sa démarche afin de présenter une offre intégrée à Amazon. Le géant mondial de la distribution en ligne pourrait investir plus de 5 milliards de dollars dans la construction de ce nouveau site, d’une superficie de 8 millions de pieds carrés, qui emploiera jusqu’à 50 000 employés.

    « Le Grand Montréal connaît actuellement un succès mondial sans précédent; c’est donc avec beaucoup d’ambition et de détermination que Montréal International capitalisera sur cet incroyable momentum », a déclaré M. Hubert Bolduc, président-directeur général de Montréal International. « Notre équipe est déjà à pied d’œuvre depuis une semaine, avec ses partenaires, pour faire valoir l’expertise, la créativité et le savoir-faire de la métropole auprès d’Amazon. »

    « J’invite toute l’équipe de Montréal International à mettre de l’avant le Grand Montréal d’aujourd’hui, incontournable, dont les avancées technologiques ne cessent de se multiplier », a déclaré M. Denis Coderre, maire de Montréal et président de la Communauté métropolitaine de Montréal. « L’envergure d’un projet comme celui d’Amazon confirmerait notre statut parmi les plus grandes métropoles technologiques et révolutionnerait son paysage économique, pour le bénéfice de tous ses citoyens », a-t-il ajouté.

    « L’établissement du deuxième siège social d’Amazon en Amérique du Nord pourrait générer des investissements de plusieurs milliards de dollars américains, en plus de milliers d’emplois hautement rémunérés. Un tel projet, établi dans la région métropolitaine, serait donc un véritable moteur économique pour le Québec. Avec un environnement d’affaires stable, un réseau universitaire solide qui favorise les échanges ainsi qu’une main-d’œuvre qualifiée et créative et dont le génie fait l’envie de tous, le Québec a tous les atouts pour attirer cet important investissement », a déclaré Mme Dominique Anglade, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique.

    « Notre métropole est connectée sur le monde et regorge de talents dans le domaine des technologies de l’information et des communications. Le Québec se démarque à l’international par son expertise et Amazon, en implantant son second siège social en Amérique du Nord à Montréal, pourrait bénéficier de notre savoir-faire et d’un environnement concurrentiel », ajoute M. Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de Montréal.

    Mentionnons que, dans le Grand Montréal, les filiales d’entreprises étrangères ne représentent que 1 % des établissements, mais contribuent à 10 % de l’emploi et à 20 % du PIB. « Les investissements internationaux sont de puissants leviers de croissance économique. Les talents, les ressources et les technologies qu’elles font venir des quatre coins de la planète transforment l’économie des métropoles qui les accueillent », a ajouté    M. Bolduc.

    Pour visionner la vidéo du Grand Montréal technologique, cliquez ici :
    https://www.youtube.com/watch?v=D-xhktbMC7k&t=2s

    À propos de Montréal International (www.montrealinternational.com)
    Créé en 1996, Montréal International (MI) est un organisme sans but lucratif financé par le secteur privé, les gouvernements du Québec et du Canada, la Communauté métropolitaine de Montréal et la Ville de Montréal. MI a comme mandat d’attirer dans la région métropolitaine des investissements étrangers, des organisations internationales et des travailleurs qualifiés.

     

    SOURCE Montréal International